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Vêtements d’occasion : 9 façons de tirer profit d’une visite à la friperie

À la recherche d’aubaines aux rayons des vêtements d’occasion ? Voici tout ce qu’il faut savoir pour dénicher de véritables trésors lors d’une prochaine visite au Village des Valeurs.

Quand j’étais enfant, mon père ne ratait jamais une vente de garage, et c’est probablement de là que vient ma compulsion à chercher les bonnes occasions. Quand j’ai besoin de quelque chose, j’éprouve un immense plaisir à visiter les friperies.

Les trouvailles que j’ai faites au cours des années n’ont fait qu’entretenir cette obsession. Quelle joie d’avoir déniché un authentique porte-monnaie Hermès (pour seulement 2 dollars), d’avoir trouvé des bottes Dr. Martens toutes neuves, une bouilloire Le Creuset et une abondante collection d’objets en cristal finlandais Iittala !

Tout le monde n’a pas le même flair pour dénicher les aubaines dans les friperies, mais quand on procède avec méthode, le détour en vaut la peine, pour diverses raisons. C’est l’endroit où dénicher des pièces uniques qu’on ne trouverait pas forcément dans d’autres magasins. C’est plus écolo et, bien sûr, ça permet d’économiser. Voilà pourquoi j’ai choisi de présenter ici quelques conseils pour tirer le meilleur parti d’une visite au Village des Valeurs.

Y mettre le temps nécessaire, d’abord et avant tout

Oui, on peut avoir de la chance et repérer un article unique au premier coup d’œil, mais en général, on trouve les plus beaux trésors quand on prend le temps de bien fureter. Prévoir donc une demi-journée.

Procéder avec méthode (et toujours prendre un chariot !)

Comment procède-t-on ? Pour ma part, je commence toujours dans les endroits où je n’ai pas besoin de fouiller, dans les rayons où les produits sont bien visibles, les meubles, par exemple, ou les articles de cuisine, les chaussures, les sacs à main, la literie (ce n’est qu’après que je m’attaque aux vêtements). Je regarde dans tous les coins. Il ne faut pas oublier les étagères les plus hautes ni les plus basses (oui, il faut s’accroupir et parfois se salir un peu les mains).

Il ne faut pas non plus être gênée de toucher aux différents articles et de les déplacer. Un magnifique bol en teck peut se cacher derrière d’horribles pots en porcelaine à tête de clown. Un article en pyrex ou une poterie artisanale peuvent surgir du bric-à-brac.

Dès qu’un article attire mon attention pour une raison ou une autre, je le mets dans mon chariot. Je sais que je pourrai toujours le laisser sur un comptoir avant de passer à la caisse si j’estime, après réflexion, qu’il ne vaut pas le coup d’être acheté.

Je trouve plus facile de juger de la qualité de la literie que de celle des vêtements, car il suffit de connaître un peu les tissus. Personnellement, je n’éprouve aucune gêne à dormir dans des draps usagés qui n’ont servi que quelques mois dans les hôtels les plus chics. On remarque facilement les anciennes couvertures en tissu naturel cousues ou brodées à la main. Une visite au rayon des meubles ne nécessite pas beaucoup de temps non plus, et les chaussures, les ceintures et les sacs à main sont rangés bien en vue. S’il est nécessaire de fouiller partout, c’est qu’on ne trouve pas nécessairement ce que l’on cherche dans le rayon approprié : j’ai trouvé mon porte-monnaie Hermès sous une pile de sacs à dos.

Avoir une bonne idée de ce que l’on cherche

Avant d’entrer dans une friperie, je fais des captures d’écran qui m’aideront à reconnaître le style des articles qui m’intéressent ou à garder en mémoire leurs caractéristiques. Ces temps-ci, je me concentre sur tout ce qui concerne Lady Diana et ce qu’elle portait dans les années 1990.

Je fais une liste de tous les éléments de la tenue que j’aimerais porter et du rayon où je pourrais les trouver, ce qui n’est pas si difficile : par exemple, un blazer à carreaux dans les vêtements d’extérieur, un chemisier blanc dans le rayon des hauts à manches longues, des flâneurs dans le rayon des chaussures. Lorsque je cherche un certain tissu ou une certaine couleur, je parcours les allées en ne m’attardant qu’à ce que je cherche. On ne trouve pas à chaque fois, mais il ne faut pas se décourager. Il faut prendre du plaisir tant à chercher qu’à trouver.

Ne pas avoir peur de fureter dans les rayons de vêtements usagés pour hommes

J’hésite presque à le dire, mais il faut savoir qu’on ne trouve les bons vieux jeans Levi’s que parmi les vêtements pour hommes. De plus, le prix des vêtements pour hommes est souvent moins élevé que celui de leurs pendants féminins.

Essayer les vêtements (lorsque c’est possible)

Les tailles ont changé au cours des années. Un ancien vêtement de taille 14 pourrait convenir à quelqu’un qui porte du 8 aujourd’hui. C’est pourquoi je n’hésite jamais à essayer un vêtement, quand c’est possible. De plus, on remarque plus aisément les défauts d’un vêtement sur soi que sur un cintre. Il ne faut pas avoir peur des microbes. Le savon est là pour ça. Je prends une bonne douche une fois rentrée chez moi.

Faire ses achats au bon moment et ne pas se limiter à une seule friperie

Il est préférable de visiter les friperies tôt dans la journée. Dans la soirée, certains magasins peuvent être pris d’assaut. C’est particulièrement vrai pendant les soldes (qui peuvent être chaotiques, j’en sais quelque chose).

Il faut visiter plusieurs succursales du Village des Valeurs et savoir dans lesquelles on a de meilleures chances de trouver ce que l’on cherche. Toutes les succursales n’offrent pas le même choix dans une certaine fourchette de tailles, par exemple.

En passant, il ne faut pas oublier de s’inscrire au Club des Super Aubaines pour obtenir des points et bénéficier d’offres spéciales.

Retoucher les vêtements et donner une nouvelle vie aux objets

Il n’est pas nécessaire d’être couturière ni de dépenser une fortune pour faire faire des retouches. Voici quelques conseils tout simples. Le jean Levi’s pour hommes que j’ai acheté, je l’ai tout simplement raccourci à l’aide de ciseaux. Très tendance.

Ce chemisier me plaît, mais il est un peu trop ample ? Je laisse les boutons du bas détachés et je le noue à la taille. On peut avoir fière allure aussi en portant à l’envers d’anciennes vestes. Avec un peu d’imagination, on arrive souvent à donner une deuxième vie aux objets. On peut planter des cactus ou des plantes grasses dans de vieilles tasses à thé, par exemple, ou suspendre un vieux panier dans la cuisine pour y mettre les collations.

Bien inspecter les articles (guide pratique de contrôle de la qualité)

Il ne faut pas se le cacher, on finit par se servir de son nez sans aucune gêne pour inspecter les articles. Rien n’est à négliger quand on veut être certaine qu’un article est en bon état.

Chaussures

Je ne recherche que les chaussures qui ont l’air neuves. Je m’assure qu’il n’y a pas d’empreintes de pieds dedans (c’est dégoûtant), je tire doucement sur les semelles internes pour voir si elles tiennent bien en place et je les sens (oui, en public) pour être certaine que les chaussures ne dégagent pas d’odeur désagréable.

Vêtements

Il faut vérifier toutes les poches et les fermetures éclair. En général, je n’achète que des vêtements de qualité, fabriqués avec des matières naturelles telles que le cuir, le lin, la soie et le coton. Lorsque les vêtements sont fabriqués avec des tissus synthétiques ou des mélanges ou qu’on n’en connaît pas la marque, il faut bien vérifier qu’il n’y a pas de trous ou de mailles. Au fait, ce n’est pas parce qu’un article porte l’étiquette d’une grande marque qu’il est de bonne qualité, à moins qu’il ne s’agisse de la marque Talbots, une valeur sûre.

Articles ménagers

Il ne faut pas avoir peur de brancher les appareils électriques ou électroniques pour vérifier qu’ils fonctionnent bien. Il y a toujours un espace avec des prises de courant désigné à cette fin. Il faut inspecter la vaisselle et la poterie pour y déceler d’éventuelles brèches ou fêlures, examiner l’intérieur des bouilloires pour s’assurer qu’elles ne sont pas rouillées et même sentir (oui, encore, et en public) certains objets pour détecter les moisissures.

Meubles et literie

Nous nous méfions toutes des punaises de lit, mais le Village des Valeurs aussi. Nous pouvons donc être rassurées sur ce point. Il faut quand même inspecter les articles qu’on désire acheter pour s’assurer qu’ils n’ont rien de bizarre et qu’ils ne sont pas abîmés. Notre nez peut nous être bien utile encore une fois. Un article trop usé ne vaudra sans doute pas la peine d’être acheté, mais il faut également garder à l’esprit que, même en parfait état, de nombreuses couvertures anciennes (en laine, par exemple) ne peuvent être nettoyées qu’à sec.

Acheter seulement ce dont on a besoin

Pour moi la règle d’or est de me débarrasser d’un article chaque fois que j’en acquiers un nouveau. Plus on fréquente les friperies, plus on fait de belles trouvailles. Résister à la tentation de les accumuler inutilement, c’est adopter des habitudes de consommation responsables.

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