Plus cruelles, les patronnes? Et d’autres nouvelles sur les femmes

Pendant que l’Écosse distribue des tampons, une femme prend la tête de Wall Street et l’expression «charge mentale» fait son entrée dans le dictionnaire. Voici ce qui se passe sur la planète femmes.

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Photo: iStock.com/Jacob Lund

Plus cruelles, les patronnes?

Le syndrome de la «reine des abeilles» (ou queen bee dans sa version anglaise) est souvent utilisé pour décrire les femmes parvenues aux plus hauts niveaux hiérarchiques au travail qui se montrent dures envers leurs collègues féminines et tentent de bloquer leur avancement. Il s’agirait toutefois d’un mythe. Ce supposé phénomène ne serait pas du tout représentatif de la façon dont les femmes au pouvoir se comportent. Après avoir étudié l’impact du leadership féminin au sein de 8,3 millions d’organisations publiques de quelque 5 600 municipalités du Brésil, des chercheurs ont démontré que les femmes dirigeantes, lorsqu’elles ont une certaine liberté d’action, ont plutôt tendance à promouvoir davantage de femmes dans des postes décisionnels. Elles participent donc à une meilleure équité en milieu de travail.

Source : The Leadership Quarterly

Photo: AP Photo/Richard Drew

À la tête de Wall Street

La Bourse de New York est dirigée par une femme pour la première fois en 226 ans d’histoire. Stacey Cunningham, qui y avait débuté comme stagiaire en 1994, en est maintenant la nouvelle PDG. Paradoxalement, le nombre de femmes à la barre de grandes entreprises est en chute libre depuis quelques mois. De 32 en 2017, elles n’étaient plus que 24 en mai 2018 à diriger l’une des 500 premières entreprises américaines du classement annuel du magazine Fortune. Selon une analyse de ces chiffres, les femmes ne se font pas licencier plus que les hommes, mais il n’y a pas de relève féminine suffisante pour les postes de hauts cadres.

Source : Le Monde

Tampons pour toutes

L’Écosse distribuera des protections hygiéniques gratuitement à près de 20 000 femmes en situation précaire. Le gouvernement va débloquer un budget de 500 000 livres sterling, soit 875 000 $, pour fournir des serviettes hygiéniques, tampons et coupes menstruelles à ses citoyennes dans le besoin.

Source : L’Express

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Au pays, l’écart de revenu entre les femmes et les hommes a diminué de moitié de 1976 à 2015, mais la plus grande partie de ce progrès a été réalisée durant les 20 premières années, soit avant 1995. Au cours des 20 années suivantes, la différence de revenu entre les hommes et les femmes est restée sensiblement la même, soit 16 100 $ par an.

Source : Statistique Canada

Nouveaux mots

Certains mots et locutions qui font leur entrée dans le dictionnaire Le Petit Robert 2019 portent la trace de luttes féministes. Parmi ceux-ci : « violences faites aux femmes », « charge mentale », expression popularisée par la bédéiste Emma, « grossophobie » (discrimination envers les personnes en surpoids) et « écriture inclusive » (ensemble de règles visant à s’assurer que les textes et discours représentent autant les femmes que les hommes). L’une des définitions pose toutefois déjà problème, celle de « frotteur ». Sa formulation – « personne qui recherche les contacts érotiques en profitant de la promiscuité dans les transports en commun » – occulte la notion de non-consentement et le fait qu’il s’agit d’une agression sexuelle. Elle sera corrigée dans la version en ligne du dictionnaire ainsi que dans la prochaine édition.

Sources : RTL et Terrafemina

Une solution à la corruption?

Plus il y a de femmes au gouvernement, moins il y a de corruption. C’est ce que démontre une étude menée dans 125 pays. Même en prenant en considération l’économie, la culture ou la place des femmes dans la société en général, la corrélation reste forte. Ce lien ne signifie pas que les femmes sont naturellement moins corrompues, mais découlerait plutôt du type de politiques qu’elles mettent en place, plus axées sur le bien-être des femmes, des enfants et des familles.

Source : Journal of Economic Behavior and Organization

Photo: AP Photo/Christophe Ena

Ceci est mon corps

Je subis du body shaming [NDLR : insultes sur l’apparence physique] depuis que je suis devenue une personnalité publique. Jusque-là, j’aimais mon apparence, puis ça a changé. Mais, en vieillissant, j’ai compris que c’était moi, que je m’aime. Mon corps m’a donné tellement d’opportunités. Je ne l’échangerais pour rien au monde. Ça m’a pris des années à comprendre ça. »

– Serena Williams, en entrevue à l’émission de télé américaine The View.

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