Culture

Ariane Moffatt en kaléidoscope

Les multiples facettes de son métier photographiées.

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Un nouveau livre de photographies est aujourd’hui déposé sur les tablettes des librairies : celui d’Ariane Moffatt qui, par les clichés de Le Pigeon et SPG, dévoile l’arrière-scène de son métier. Tel un journal intime, I(ma)ges & réflexions présente également les réflexions personnelles de la créatrice; réflexions sur l’industrie de la musique et du spectacle, envolées d’écritures ou petites notes sur ses émotions, coups de cœur, inspirations.

Entrevue avec le duo de photographes qui, pendant un an et demi de tournée en Europe et en Amérique, a vu Ariane danser en coulisses. Ariane, la femme, Ariane dans toute sa vérité.

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Simon-Pierre Gingras (SPG) et Jerry Pigeon (Le Pigeon). Crédits : Le Pigeon et Charlotte Ratel

 

Vous ne connaissiez pas Ariane personnellement avant d’obtenir ce contrat. Est-ce elle qui vous a approchés?

SPG : « La première fois que nous avons rencontré Ariane, c’était pour son disque MA. À la fin de notre pitch d’idées pour la pochette de l’album, nous avons lancé : ʺCe serait cool, aussi, de faire un livre en tournée!ʺ »

Le Pigeon : « Je pense que ça a pesé fort dans la balance. Elle a aimé cette idée de continuité que nous lui proposions. Le concept ʺd’établir une relationʺ. »

 

A-t-il été difficile de vous infiltrer dans sa bulle, son intimité?

Le Pigeon : « Ariane m’impressionnait avant que je la connaisse. J’avoue même avoir été un peu intimidé lors de la première rencontre. Après deux ans de fréquentation, je peux dire qu’elle est devenue une bonne amie, voire une confidente. Quand je sortais la caméra au début du projet, je me souviens, souvent, elle ʺposaitʺ. Je lui disais : ʺNon! Ne pose pas! Ne souris pas. Ne fais rien! Si je te photographie, c’est parce qu’il se passe déjà de quoi!ʺ Ariane est une femme vraie et directe, c’est ça qu’on voulait capter. »

SPG : « Bref, elle ne fait pas confiance facilement, mais lorsqu’elle ouvre la porte, tout est extrêmement simple. Sa plus belle qualité : elle n’est pas dans le flafla. »

 

D’un point de vue esthétique, quel type de photos vouliez-vous faire?

Le Pigeon : « Tout a été shooté en 35 mm, avec des appareils point and shoot. On n’est donc pas dans la précision du détail, mais dans le très raw. Plus que des images, nous voulions présenter des ambiances. Une vibe. Personne ne pourra dire : ʺAïe, elle est à Drummondville!ʺ, tu comprends? Paris ou Drummond, peu importe. »

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Avez-vous une photo préférée? Si oui, laquelle et pourquoi?

Le Pigeon : « Quand nous avons fait la tournée pancanadienne pour MA en camion, je me suis réveillé un matin, et sans savoir où nous étions rendus, je suis sorti du camion. Au loin dans le ciel gris (j’ai su plus tard que nous étions à Vancouver), j’ai vu un pont, et sous ce pont, un homme. Cette vision était très graphique, mais reflétait du coup exactement ce que j’avais envie de faire avec ce projet, car il y avait une vibe. La solitude… »

SPG : « Crois-le ou non, je ne sais pas quelles photos ont été choisies pour le livre. Preuve de ma confiance totale en Jerry (Le Pigeon) et l’équipe : j’ai laissé l’étape de sélection entre leurs mains et je vivrai l’effet de surprise. »

 

I(ma)ges & réflexions, l’exposition :

Du 22 octobre au 30 novembre à l’espace ARTVstudio de la Place des Arts.

Le livre est publié aux éditions Somme toute.

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