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Art de vivre

Kanen : exprimer la réalité innue en musique

Par Anne-Frédérique Hébert-Dolbec
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Kanen

Photo : Alexandre Rochette

Avant d’être pressentie par Florent Vollant pour participer à l’album Nitehi Aimihewin, Karen Pinette-Fontaine, alias Kanen, était loin de se douter que la musique prendrait une si grande place dans sa vie.

« Florent m’a demandé si je chantais et si j’avais des compositions. Je lui ai répondu oui, même si c’était faux. Une telle offre ne se refuse pas. »

Depuis, l’artiste innue de 24 ans a composé un mini EP, a été nommée Révélation Radio-Canada et a lancé ce printemps un premier album, Mitshuap (maison en innu-aimun), petit bijou d’introspection et de lucidité dont les sonorités transportent dans l’immensité de la Côte-Nord. Kanen a choisi d’inclure ses deux langues, le français et l’innu-aimun, dans ses textes, même si elle ne maîtrise pas la seconde. « J’apprends tout en composant. C’est une façon de me réapproprier mon identité. L’innu est une langue plus directe que le français, qui me permet de mieux comprendre et articuler ce que je veux dire. »

L’artiste entreprend une tournée dans les festivals du Québec. Ses pièces, qui témoignent de l’histoire, des traumatismes ainsi que du vécu d’une femme innue et de son peuple, promettent un spectacle marquant, où la force côtoie la vulnérabilité.

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La tournée Mitshuap s'arrêtera notamment le 8 juillet au festival La Noce, à Chicoutimi, et le 3 août au festival en chanson de Petite-Vallée.

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