/
1x
PUBLICITÉ
Art de vivre

Les monologues voilés

Trois questions à Hoonaz Ghojallu.
Par Céline Montpetit
Ajouter comme source préférée sur Google(s'ouvre dans un nouvel onglet)
Les monologues voilés

Trois questions à Hoonaz Ghojallu, comédienne

Les monologues voilés

C’est quoi, Les monologues voilés ? La metteure en scène et comédienne Adelheid Roosen a joué dans la version néerlandaise des célèbres Monologues du vagin. Les femmes d’origine maghrébine lui disaient ne pas se reconnaître dans cette pièce. Elle a donc interrogé 74 femmes musulmanes pour créer Les monologues voilés, 12 portraits intimes de musulmanes déchirées entre leur désir d’émancipation et leurs contraintes culturelles.

Que nous apprend cette pièce ? Notre expérience de vie et notre héritage culturel influencent notre perception d’un spectacle. La pièce contribue à défaire le préjugé de la musulmane soumise et malheureuse. L’auteure a voulu démontrer qu’il n’y a pas qu’un modèle de femme heureuse et épanouie. Les femmes musulmanes font partie, comme nous, de la modernité. Paradoxalement, on y apprend aussi des horreurs. Comme le fait que, aujourd’hui encore, en Égypte, 85 % des femmes sont excisées !

La pièce a-t-elle suscité des réactions dans la communauté musulmane ? La grande majorité du public n’est pas d’origine musulmane. Toutefois, la plupart des musulmanes qui ont vu le spectacle étaient heureuses de se voir considérées comme normales et non marginalisées ou stigmatisées. Les monologues voilés, Cinquième Salle de la Place des Arts, du 6 au 15 décembre 2012.

PUBLICITÉ

Êtes-vous extra?

Votre dose de mode, beauté et déco par courriel.

En vous inscrivant, vous acceptez nos conditions d’utilisation et politique de confidentialité. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.
Advertisement
Advertisement
Copier le lien

ABONNEZ-VOUS À CHÂTELAINE

Recevez un concentré d'inspiration : des reportages vibrants sur les exploits des femmes d’ici et d’ailleurs, des entrevues exclusives, des lectures de choix et des recettes aussi actuelles que gourmandes.