Marie-Ève Perron: la comédienne atypique

Marie-Ève Perron a conquis la France avant d’être connue au Québec, où elle est aujourd’hui une incontournable de la scène et du petit écran !

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Photo: Andréanne Gauthier

L’Hexagone l’a connue avant nous, grâce à Wajdi Mouawad, qui l’a choisie pour ses pièces franco-québécoises Forêts, Littoral, Des femmes. Mais aussi grâce à Cathy-casse-couilles dans Les invincibles, puis à la série France-Kbek, dont elle a été co-idéatrice. Elle y incarnait une Québécoise se faisant passer pour une Bretonne… parce que son patron a les Québécois en horreur. « Dans les faits, j’ai habité 10 ans en France, et ça ne m’est jamais venu à l’idée de changer mon accent au quotidien ! s’amuse-t-elle. Je n’ai jamais ressenti de mépris à cet égard, au contraire, on a la cote là-bas. »

Pudiquement, la comédienne confie être revenue à Montréal pour des raisons familiales. « Mon père est tombé malade, j’ai réalisé que j’étais loin des miens. » Sa disparition lui a inspiré De ta force de vivre, un monologue qu’elle dévoilera en janvier, au festival Jamais lu. Marie-Ève apprivoise maintenant la fin de Les Simone, dont la troisième et ultime saison est en ondes à ICI Radio-Canada. « Nikki a été un gros cadeau dans ma vie. Après la noirceur, elle grandit, s’assagit, trouve son équilibre sans se renier. » Sa performance dans le tout dernier épisode, alors qu’elle se rapproche de sa mère, est déchirante. En attendant son retour au petit écran, on pourra la voir dans À tous ceux qui ne me lisent pas, de Yan Giroux. « J’y joue la maîtresse du poète Yves Boisvert, dont le film est inspiré. Maryse aussi porte une blessure. Elle s’est rangée, mais est continuellement attirée vers la nuit. Il faut dire qu’elle n’a pas eu de saison 3 pour trouver la sérénité, elle ! »

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