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Art de vivre

Emil Ferris: la bédéiste miraculée

Il y a 16 ans, Emil Ferris était atteinte du virus du Nil. Elle a depuis réappris à marcher et à dessiner. Attention, son coup de stylo est bien acéré!
Par Caroline Fortin
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Emil Ferris: la bédéiste miraculée

Remarquable, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres l’est autant que son autrice, l’Américaine Emil Ferris. À 40 ans, à moitié paralysée par le virus du Nil, cette illustratrice déjoue tous les pronostics: elle réapprend à marcher, à dessiner, retourne à l’université, puis entreprend un récit colossal, entièrement réalisé au stylo-bille! Dans ce fascinant roman graphique, on fait la connaissance de Karen, 10 ans, enfant solitaire passionnée d’art, de revues et de films d’horreur, qui s’imagine être un loup-garou. Sur les pages lignées d’un cahier d’écolier, elle raconte son enquête sur la mort mystérieuse de sa voisine Anka, rescapée de l’Holocauste. Ce faisant, elle nous entraîne dans le Chicago effervescent des années 1960, les maisons closes allemandes, son musée refuge, sa vie de famille qui se disloque… Et rappelle que le réel est parfois plus terrifiant que les créatures de la nuit.

Alto, 416 pages

À lire aussi: Passages des ombres, de l’auteur islandais Arnaldur Indridason

Emil Ferris: la bédéiste miraculée

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