Pratique

Préparer sa maison pour l'hiver

Une liste pratique des gestes à faire pour s'assurer de passer la saison blanche à l'abri et bien au chaud.

L’EXTÉRIEUR

Le calfeutrage
Une maison, comme on dit, ça travaille. Au fil du temps, il se crée des jours entre les divers éléments de la structure. Ces espaces favorisent à la fois la fuite d’air chaud et l’entrée d’air froid. Les joints entre le mur et les cadres de portes et de fenêtres doivent donc être calfeutrés. On utilise une pâte à base de latex, de caoutchouc ou de silicone (demandez conseil au quincaillier). Ça se vend en tube qu’on insère dans un pistolet (un outil pas cher du tout), et l’embout permet d’appliquer juste ce qu’il faut. Certains produits peuvent se peindre, d’autres pas. La plupart des produits de calfeutrage ne peuvent être appliqués s’il fait moins de 15 °C.

Les corniches
Inspectez les joints entre toit, murs et corniches pour vous assurer qu’il ne s’y trouve pas de trous par lesquels les écureuils et les oiseaux (qui cherchent eux aussi un abri pour l’hiver !) trouveraient le moyen de s’installer dans l’entretoit.

Les robinets
On ferme le robinet du conduit intérieur, puis on ouvre celui de l’extérieur jusqu’à ce qu’il soit bien purgé.

Les gouttières
Il faut les débarrasser des feuilles accumulées pendant l’automne ; sinon leur masse gonfle au cours de l’hiver et menace de faire éclater les conduits.

Le toit
Vous avez bien fait faire l’inspection cette année ?

La cheminée
Si elle est en service, elle doit obligatoirement être ramonée une fois par an. Ne vous fiez pas aux ramoneurs itinérants.

Les entrées
Prévoir l’équipement nécessaire pour nettoyer l’entrée : une pelle, un balai, une houe (instrument à long manche et à lame recourbée) ainsi qu’un sac de sable ou de sel. On place le tout dans un endroit facile d’accès. Le sable et le sel étant polluants, on les utilise avec parcimonie. On enlève la neige avant qu’elle durcisse et, pour la glace, le mieux est d’étendre un peu de sel, de le laisser opérer puis, dès qu’elle s’est ramollie, de la casser avec la houe et de la retirer complètement.

Conseils
« Le mazout (huile à chauffage) va coûter 30 % plus cher cette année, rappelle André Fauteux, éditeur de La maison du 21 e siècle . Il vaut de plus en plus la peine d’investir du temps et de l’argent pour améliorer l’efficacité énergétique de votre maison. L’Office de l’efficacité énergétique du Québec offre plusieurs idées et trucs intéressants pour y arriver.

Sauf si c’est un modèle récent déjà isolé, pensez aussi à isoler votre chauffe-eau. Si sa surface est chaude au toucher, c’est qu’il perd de la chaleur. Une capote isolante coûte une cinquantaine de dollars à la quincaillerie. Pour ce qui est des tuyaux d’eau chaude, s’ils passent dans un endroit peu chauffé, recouvrez cette portion d’un tube de caoutchouc mousse vendu exprès en quincaillerie (environ 50 cents le mètre). »

L’INTÉRIEUR

Pour détecter les fuites d’air, on allume deux ou trois bâtons d’encens qu’on promène autour des zones à risque. Vous verrez l’ampleur de la fuite par le mouvement de la fumée.

Les portes

Le calfeutrage
Pour les ouvertures entre le mur et le cadre des portes et fenêtres dans la maison, il faut se procurer un produit de calfeutrage spécifiquement conçu pour l’intérieur, car ceux pour l’extérieur sont trop toxiques.

Le coupe-froid
La partie du cadre sur laquelle vient s’appuyer la porte possède un coupe-froid (ou coupe-bise) sur les côtés et le haut. Si le coupe-froid en place a perdu de sa souplesse ou s’il s’est effrité, il faut le remplacer. Il est vendu en bandes et est offert en différents modèles : tubulaire, plat, à ressort, combinant bois, métal, vinyle, etc. (demandez l’avis du quincaillier). Facile à couper au couteau, ou à la scie à métal pour certains, il s’installe rapidement à l’aide d’un tournevis. Si le coupe-froid est en bon état et s’il est en caoutchouc, en vinyle ou en néoprène, on lui donne une petite couche de vaseline pour qu’il garde sa souplesse tout l’hiver.

Le seuil
L’espace normal au bas d’une porte exige un coupe-froid plus costaud, généralement en métal et vinyle. Certains s’installent sur la porte, d’autres sur le seuil.

Les fenêtres

Le scellant
Pour les fenêtres peu étanches qu’on garde fermées tout l’hiver, on choisit un scellant amovible transparent qu’on applique au pistolet, à la jonction du cadre et du châssis. Au printemps, on l’enlève d’une traite, sans abîmer le cadrage.

Le coupe-froid
Pour les fenêtres que l’on continue d’ouvrir pendant l’hiver, on peut augmenter l’étanchéité avec une bande autocollante d’isolant en caoutchouc mousse. La bande doit être assez volumineuse pour remplir l’espace vide.

La pellicule
Les vieilles fenêtres à vitrage simple auxquelles on ne peut combiner de contre-fenêtres dégagent tellement de froid que cela crée une zone d’inconfort tout autour. La seule solution : créer un semblant de contre-fenêtre intérieure avec une pellicule de plastique. Il s’en vend de différents types, dont une thermorétractable. L’ensemble comprend un ruban à double face adhésive qu’on pose d’abord autour du cadre et sur lequel on vient fixer la pellicule ; un petit coup de séchoir à cheveux amène la pellicule à se tendre et se lisser.

Le verrouillage
L’hiver, les fenêtres doivent être verrouillées quand elles sont fermées. Cela évite qu’elles ne gauchissent et que de la glace ne s’infiltre dans leur pourtour.

Les moustiquaires
On les enlève l’hiver afin de laisser entrer plus de lumière et de chaleur dans la maison. Ils dureront aussi plus longtemps. Pour les nettoyer : une grosse brosse à poils doux et un passage dans la douche ou sous le tuyau d’arrosage.

Les autres entrées d’air

Les prises de courant
On enlève la plaque (une vis), on place un petit coussin de caoutchouc mousse (vendu exprès) sur le boîtier et on remet la plaque en position. Puis on pose des capuchons de sûreté dans les prises non (ou rarement) utilisées.

Le bas des murs
On retire les quarts-de-rond et les plinthes (s’ils sont trop vieux ou secs, on devra les remplacer), puis on injecte de l’isolant au polyuréthane en aérosol dans l’espace entre le plancher et le placoplâtre. Demandez conseil au quincaillier pour le choix du produit, car certains sont peu expansifs et d’autres, très. Une fois le produit gonflé et durci (quelques minutes), on coupe l’excédent au couteau.

Le climatiseur
S’il est mobile, mieux vaut le retirer de la fenêtre et le remiser. Si vous le laissez en place, couvrez l’extérieur d’une toile et assurez-vous que le pourtour est bien isolé.

Le chauffage

La chaudière à mazout
Selon le système que vous possédez, qu’il s’agisse de nettoyer les conduits, de purger les radiateurs à eau chaude ou d’organiser l’approvisionnement en combustible, c’est le temps de le faire.

Les radiateurs électriques
Passez l’aspirateur sur et dans les plinthes électriques.

Les mesures de sécurité

L’extincteur
Si vous n’en avez pas déjà, procurez-vous-en un – pour moins de 100 $. Il sera efficace pour tous les types d’incendies.

La trousse d’urgence
Radio à piles, lampe de poche, lanterne, bougies, piles, réchaud de camping et combustible, eau en bouteille, aliments non périssables, couvertures.

Références
• La Société centrale d’hypothèque et de logement (SCHL) publie d’excellents guides pratiques pour la maison, dont le Votre maison : l’entretien et la réparation (124 pages). 1-800-668-2642.
• Le site Efficacité énergétique du gouvernement du Québec.
La maison du 21e siècle : magazine spécialisé sur l’habitat écologique qui paraît quatre fois par année : (450) 228-1555 ou www.21esiecle.qc.ca.