Ottawa: des escapades pour l’automne

Il y a bien plus à découvrir à Ottawa que le Parlement et le marché By. À quelques kilomètres du centre-ville, on découvre une nature abondante, parfois étonnante, en plus de jolis vignobles et de spas luxueux.

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Présenté par Tourisme Ottawa

Photo: James Peltzer

LE CANAL RIDEAU: on y va à vélo!

Mes tantes qui habitent la région d’Ottawa m’ont toujours vanté le canal Rideau qu’on peut parcourir en patins, l’hiver venu. Mais elles ne m’avaient jamais parlé des deux pistes cyclables qui le longent de part et d’autre. Alors, en cet après-midi ensoleillé, c’est décidé: je déniche un vélo et je pars en expédition.

J’ai d’abord tenté – longuement et en vain – de m’abonner à VeloGO, le service de vélos en partage. Après avoir refoulé l’envie de piétiner mon téléphone et de le lancer dans le canal, j’ai résolu de louer une bicyclette chez Rent-a-Bike, tout près du Monument commémoratif de guerre du Canada. Pour 20 $, j’ai droit à deux heures de liberté!

J’ai tout de suite mis le cap sur le lac Dow et l’Arboretum du Dominion. Sur sept ou huit kilomètres, j’ai à ma gauche le canal, avec ses canards qui se chauffent au soleil, ses poissons qui sautent et ses kayakistes qui glissent doucement sur l’onde. Et à ma droite, les maisons cossues de briques rouges de la promenade de la Reine-Elizabeth, dans le chic quartier historique de Glebe. Devant tant d’opulence, c’est presque à regret que je quitte la piste pour entrer dans l’Arboretum.

Photo: Pgiam/iStock

Plus ancien lieu du genre au Canada – il a été fondé à la fin du 19esiècle –, le site nous plonge dans une atmosphère si calme qu’on peine à croire que la vie urbaine bourdonne tout autour. Dans un camaïeu de verts – vert tendre des pelouses, vert fluo des algues flottant sur les marais, vert argenté des saules blancs –, je roule au hasard, m’arrêtant parfois pour voir le nom des arbres inscrits sur des plaquettes de métal.

Environ 10 000 espèces de végétaux y poussent en plein air ou dans l’une des serres qui se trouvent sur ce vaste espace, mi-parc mi-forêt, de près de 100 acres.

Après une petite heure de ressourcement «arboricole», je prends le chemin du retour. En route, observant le canal Rideau, je me dis que je devrais bien un jour y revenir… avec mes patins.

NORDIK SPA-NATURE: la détente à la russe

 

Photo: Nordik Spa-Nature

Le premier coup de fouet m’a saisi. J’avais beau être là pour ça, entièrement soumis à la volonté de Gabrielle et à son maniement expert des branches de bouleau, il reste que me faire fouetter n’est pas un plaisir naturel chez moi. Mais après quelques minutes, d’abord couché sur le ventre, puis assis les bras en croix, j’ai fini par apprécier ce traitement d’origine russe. Pour ma première incursion à vie dans l’univers des spas, j’étais servi.

Le traitement Banyä fait partie des nombreux soins offerts au Nordik Spa-Nature. Il débute par une infusion aux huiles essentielles de bouleau suivie d’une exfoliation aux sels, d’une vigoureuse séance de flagellation, puis d’un rituel Aufguss (infusion, en allemand) au son d’un vieux tube disco de Boney M, groupe-culte des années 1980. Le tout dans un sauna où règne une chaleur de plus en plus humide, voire brûlante, à la limite du supportable. Dans le bassin d’eau froide où je me suis lancé par la suite, j’ai vécu une résurrection. Ni plus ni moins.

Le Nordik Spa-Nature, établi à quelques kilomètres du centre-ville d’Ottawa, est «le plus grand établissement du genre en Amérique du Nord», assure Léticia McConnell, qui m’accueille. À voir ses 4 restaurants, ses 10 piscines, ses innombrables saunas, j’ai tendance à la croire sur parole. Pas moins de 250 000 personnes y viennent chaque année pour obtenir un moment de détente, un massage, un soin… ou une séance de flagellation aux branches de bouleau.

Photo: Nordik Spa-Nature

Pendant les quelques heures que j’y ai passées, j’ai pu découvrir l’expérience thermale – sauna vapeur suivi d’une trempette dans l’eau froide et de 15 minutes de relaxation. Je me suis ensuite offert le traitement Källa: dans une piscine remplie d’eau hyper salée, chauffée à la température exacte du corps humain, on flotte en apesanteur, sans le moindre effort, baigné dans une musique nouvel âge qui contribue à l’effet planant.

Si je n’avais pas eu à sortir de cette piscine céleste pour aller me faire fouetter par Gabrielle, je crois bien que j’y serais encore…

LE DOMAINE PERRAULT: grands crus à un jet de pierre de la capitale

 

Photo: Instagram @Domaine Perreault Winery

Difficile de croire que, quelque part au milieu de ces immenses champs de maïs, à une quinzaine de kilomètres de la colline du Parlement, se cache un vignoble. Et pourtant. Au détour d’un chemin de terre, le Domaine Perrault apparaît, blotti derrière une ferme laitière où une centaine de vaches broutent l’herbe d’un pré verdoyant.

Au vignoble, l’ambiance est moins bucolique. Dans un local exigu, quatre jeunes dans la vingtaine embouteillent la production vinicole 2018. À une vitesse étonnante, dans le vacarme du verre qui s’entrechoque, les bouteilles sont remplies, passées sous la bouchonneuse, coiffées d’un collet d’aluminium et placées sans ménagement dans des boîtes de carton.

Depuis bientôt 20 ans, Denis Perrault cultive la vigne et produit les vins du domaine qui porte son nom. «Je me suis lancé dans la viticulture un peu par hasard, me dit-il, verre de rosé à la main. Je faisais partie d’une association qui visait à convaincre les agriculteurs de l’Est ontarien de diversifier leur production. Je devais prêcher par l’exemple, alors j’ai planté des vignes.»

Aujourd’hui, le vignoble compte 6 000 ceps répartis sur six acres. La majorité sont des cépages hybrides créés pour résister au froid, dont le Frontenac, le Marquette, le Ste-Croix et le Louise Swanson. Le Domaine Perrault fournit assez de fruits pour produire chaque année environ 20 000 bouteilles de blanc, de rouge, de rosé et de vin fortifié.

Envie d’y goûter? Il faut se rendre sur les lieux, où Denis Perrault propose des formules variées de dégustations – sous chapiteau, si nécessaire –, accompagnées de bouchées ou non. «Des quatre vignobles d’Ottawa, nous sommes le meilleur, côté hospitalité», affirme le vigneron sans la moindre hésitation. Partante pour une petite virée vinicole dans l’Est ontarien?

TOURBIÈRE MER BLEUE: la toundra nordique… à Ottawa

 

Photo: Commission de la capitale nationale

Il faut une bonne heure pour parcourir à la marche la tourbière Mer Bleue, mais à peine quelques secondes pour être propulsé en plein paysage arctique, dans ce qui s’apparente à une toundra typique du Grand Nord.

Située au cœur de la Ceinture de verdure d’Ottawa, la tourbière se visite en empruntant plusieurs sentiers, dont un trottoir de bois déposé au centre de cet écosystème étonnant. On y croise tantôt des marais dont la surface calme n’est troublée que par les zigzags délicats des punaises d’eau, tantôt des zones plus arides où mélèzes et bouleaux adultes, à peine plus hauts que des quenouilles, poussent tant bien que mal dans un épais tapis végétal et acide.

Photo: Daniel Chrétien

Bien qu’elles soient nombreuses au pays (12% du territoire canadien en est couvert), les tourbières se font plus rares dans la région d’Ottawa. De quoi s’agit-il, au juste? C’est un milieu humide hérité du passage des glaciers. La végétation s’y décompose très lentement. Lorsqu’elles meurent, les plantes s’y accumulent au point de former un tapis – jusqu’à cinq mètres de profondeur – à moitié décomposé. C’est la tourbe.

Beaucoup de ces écosystèmes sont exploités au Canada. La mousse de sphaigne que l’on achète en sac pour engraisser nos jardins est récoltée directement dans les tourbières.

Afin d’assurer la survie de ce milieu fragile, la Commission de la capitale nationale a fait de la Mer Bleue une zone de conservation. Une occasion unique de découvrir un endroit hors de l’ordinaire, et de se sentir, l’espace de quelques heures, dans un paysage plus commun aux populations du Grand Nord qu’à celles du sud du pays.

MUSÉE CANADIEN DE LA NATURE: place aux femmes!

 

Photo: Musée canadien de la nature

Qu’ont en commun la botaniste Marcelle Gauvreau, la gouverneure générale Julie Payette, la rectrice de l’Université Laval Sophie D’Amours et la spécialiste de la lutte antidopage Christiane Ayotte? Ce sont toutes des scientifiques. Et elles sont toutes en vedette de l’exposition Courage et passion: les femmes en sciences naturelles au Canada, présentée au Musée canadien de la nature.

Aménagée dans la rotonde, tout juste derrière la spectaculaire entrée du musée, cette expo se veut un coup de chapeau offert par l’institution au 100eanniversaire de l’adoption de la loi fédérale accordant le droit de vote aux femmes. Inaugurée l’été dernier, elle se trouve à l’endroit précis où le Parlement canadien siégeait au moment de ce vote historique. Pour la petite histoire: l’édifice du parlement a été la proie des flammes en 1916 et, pendant les quatre années qui ont suivi, les députés ont siégé dans cette salle du musée.

Nicole Dupuis, conceptrice de l’exposition sur les femmes, insiste sur le caractère éducatif de la chose. «On a besoin d’une telle expo parce que l’égalité homme-femme en science est loin d’être atteinte, dit-elle. On veut montrer aux filles à quel genre de carrières elles peuvent aspirer.»

De fait, le premier volet de l’exposition s’adresse davantage aux jeunes filles et vise à briser les tabous. Dans une ambiance ludique, on invite les visiteuses à découvrir si elles sont faites, oui ou non (ou peut-être), pour embrasser une carrière scientifique.

Photo: Musée canadien de la nature

L’autre volet fait la part belle à l’histoire des pionnières et des chefs de file du domaine de la science. On y présente 18 femmes qui ont enrichi l’histoire scientifique canadienne, de Catherine Jérémie (1664-1744), première botaniste au pays, jusqu’à Joëlle Pineau, chef du laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle de Facebook au Canada.

Une fois bien informés sur l’apport des femmes en science, on peut errer à loisir dans les nombreuses autres salles du musée, où nous attendent notamment squelettes de dinosaures, insectes vivants, mammifères et oiseaux naturalisés, zone arctique – avec vraie banquise glacée – et, du 6 octobre au 22 avril, des centaines de papillons en liberté. Une expérience quasi mystique, dit-on.

PUMPKINFERNO: sa majesté la citrouille!

 

Photo: Rob Stimpson Photography

Passionnée d’Halloween? Mordue de citrouilles sculptées? L’événement Pumpkinferno est résolument à inscrire à l’horaire.

Pendant un mois – du 28 septembre au 28 octobre – c’est la fête de la citrouille au Upper Canada Village, parc patrimonial qui représente un village du 19esiècle dans le Haut-Canada.

Près de 7 000 de ces grosses cucurbitacées orange seront exposées. Finement sculptées par une équipe d’artistes, elles promettent d’en mettre plein la vue une fois la nuit tombée!

Les organisateurs de l’événement se sont aussi assurés d’offrir une touche de nouveauté aux 35 000 personnes qui se rendent sur place chaque année: une panoplie de sculptures géantes, faites de citrouilles en styromousse. Impossible de se rendre compte du subterfuge, affirme Susan LeClair, directrice du marketing par intérim à la Commission des parcs du Saint-Laurent. «À moins d’y toucher», précise-t-elle.

On pourra entre autres y voir des dinosaures, un train de 10 mètres de longueur, des vélos d’époque et des animaux marins… tous constitués de ces citrouilles.

Et une fois sur les lieux, on en profite pour faire une incursion dans les années 1860 en visitant l’ensemble du village. On trouve une quarantaine de bâtiments historiques, dont plusieurs y ont été déménagés lors de la construction de la voie maritime du Saint-Laurent.

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