Maquillage

Comment simplifier le contouring?

Le contouring, une technique de maquillage qui affine les structures du visage, fait de plus en plus d’adeptes.

Femme-Contouring

Photo : Bjarne Jonasson / Trunk Archive

Ce n’est plus une technique confidentielle utilisée par une poignée de maquilleurs. De plus en plus démocratisé, le contouring est l’un des termes les plus cherchés sur Internet, et on trouve nombre de vidéos le démystifiant sur YouTube. Des célébrités comme les sœurs Kardashian et Jennifer Lopez en ont fait leur marque de commerce. Pourtant, cet art qui définit les traits et sculpte le visage à l’aide de fards clairs et foncés ne date pas d’hier. Bien au contraire, on parle même d’une pratique courante pendant la belle époque des films en noir et blanc, dans les années 1930. « Sans la couleur, les traits des acteurs étaient unidimensionnels et manquaient de caractère sur pellicule, explique David Vincent, artiste maquilleur international pour Lise Watier. Il était donc commun d’avoir recours à un contouring grossier pour accentuer les zones d’ombre et de lumière, et ainsi donner du relief au visage des comédiens. »

Depuis, la technique a beaucoup évolué. Les cosmétiques se sont raffinés, offrant des textures deuxième peau, et les gestes se sont précisés. Trinidad Rivas, directeur national de la formation pour Make Up For Ever, croit d’ailleurs que la plupart des femmes surfent sur la tendance sans même le savoir. « Le principe de base du contouring est de jouer avec le clair-obscur en mettant dans l’ombre les traits qu’on souhaite diminuer ou cacher et en éclairant ceux qu’on veut rehausser ou valoriser, dit-il. Camoufler les cernes, mettre du blush, appliquer du gloss, hâler le teint avec une poudre bronzante : tous ces gestes quotidiens définissent, entre autres, cette méthode de maquillage qui compte autant de techniques que d’adeptes. »

Aujourd’hui, le but recherché est de conserver un look naturel, portable dans la vie de tous les jours. Et ce, même si le mot « naturel » n’est pas le premier qui vient à l’esprit quand on pense au maquillage chouchou de Kim Kardashian. « Évi­demment, il y a toujours des gens qui poussent les tendances à l’extrême », concèdent Jessica Manzo et Julie Chabot, propriétaires du salon de maquillage Divine & Sybèle, à Montréal, où elles offrent depuis peu des cours de contouring (Points de lumière et modelage, à partir de 30 $) pour répondre à la demande de leur clientèle. « Cela dit, le (re)modelage n’a pas à être aussi intense que ce qu’on voit sur Instagram ou dans les blogues. Il devrait être aisé et rapide à exécuter et servir à sublimer le visage. » En d’autres termes, on oublie les formes géométriques clownesques et compliquées aperçues dans les démonstrations de blogueuses sur le web et on s’amuse tout simplement à embellir ses attributs à coups d’enlumineur et de bronzeur. Facile ? Beaucoup plus qu’il ne le semble, surtout si on s’y entraîne un peu.