Blogue de la rédac

Les femmes fatales existent-elles au Québec?

À en croire l’anthropologue Serge Bouchard, les Québécoises ne sont pas des vamps dans l’âme…

Ballerine Ballerine Ballerine

Serge Bouchard a beau fouiller dans ses images mentales et nos archives nationales pour trouver une femme fatale digne de ce nom au Québec, rien n’y fait. Aucune tombeuse emblématique à l’horizon!

Qui pourrait bien être cette insatiable de première qui utilise son pouvoir sexuel pour piéger les mâles malchanceux? Les séduire sans se donner? Les « aimer » à les rendre fous?

Les Américains ont Marilyn Monroe et Sharon Stone, les Allemands, Marlene Dietrich, les Français Brigitte Bardot, les Italiens Monica Bellucci, les Espagnols Penélope Cruz. Et nous, et nous??

« J’ai beau évoquer des noms, affirme Serge Bouchard, je ne crois pas qu’une femme québécoise ait été ou soit l’objet d’un fantasme collectif. Comme quoi ce ne sont pas toutes les sociétés qui en fabriquent. » Étonnante révélation que celle-ci, lue dans le dernier numéro de la revue littéraire Zinc, spécial femmes fatales, qui retrace nos femmes fortes à travers l’histoire montréalaise:

Denise Babyface Cassidy, ex-lutteuse en costume lamé or et tenancière d’un bar; Lili Saint-Cyr, star du théâtre de vaudeville le Gayety rue Saint-Catherine ; Marie-Josèphe Angélique, jeune domestique d’origine antillaise faussement accusée en 1734 d’avoir allumé un brasier…

Et aujourd’hui ? Quelles seraient-elles ? Je persiste à croire que nous en avons au moins une vraie, allumeuse, tueuse en série, effeuilleuse, incendiaire, que sais-je ! Je vous mets au défi de m’en nommer!

Pour vous mettre dans l’ambiance, à voir ou à revoir, Femme fatale, un film de Brian de Palma.

La bande-annonce dit tout !