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La première impression

Nous sommes tous victimes de la première impression, celle qui attire ou qui éloigne. Le cerveau catégorise, inconsciemment, souvent trop rapidement : c’est une fille comme ci, un gars comme ça.

J’ai un personnage de femme-enfant qui me colle à la peau. Elle existe bel et bien, mais je ne suis pas que ça. L’image de légèreté me vient de cette foutue manie de vouloir mettre tout le monde à l’aise. Je dédramatise, j’allège, je souris. Je pourrais trouver des sujets de conversation avec un orang outang. Je suis née pour négocier la paix avec un cocktail à la main. À une autre époque, j’aurais fait une excellente dame de salon.

Et pourtant, il suffit de me connaître un peu, pour rencontrer l’autre personnage en contraste. La fille qui se pose trop de questions, celle qui analyse, sur-analyse et s’acharne à comprendre l’incompréhensible. Celle qui plonge dans ses émotions sans retenir son souffle, sans crainte de se noyer. Un ami m’a déjà dit qu’on pourrait faire un film de Woody Allen juste en braquant une caméra sur moi. À bien y penser, c’était un compliment!

Je parle beaucoup. Trop parfois… Je parle encore plus quand je suis un peu nerveuse. Je suis tellement transparente que j’essaie de me couvrir de paroles. Ajoutez l’alcool à ce cocktail d’excitation et vous perdez le fil de la fille décousue.

« Je cherche mon bouton « mute » avant de te saouler de paroles. Tu sais, je parle très peu le matin, si tu m’endures jusque là. »

Et puis, il y a aussi ce préjugé si tenace : une « célibataire pas trop laide » doit forcément avoir de gros problèmes! Cherchons! Cherchons bien, les signes de ses anomalies.

Lors des premiers rendez-vous, certaines personnes semblent cocher une liste d’épicerie dans leur tête. On se sent devant un questionnaire sans choix multiples parsemé de pièges. Ca y est? T’as fait le tour de ton quiz? Je peux savoir mon score?

L’idéal serait d’avoir plus d’une chance de faire une bonne impression. J’essaie de faire preuve de la même générosité que j’aimerais qu’on ait à mon égard. Mais je n’y parviens pas toujours.

La première impression est tenace.

P.S.  Je vais profiter grandement du grand week-end. Je vous reviens donc mardi prochain. Bon week-end!