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Les liaisons dangereuses

Par Marie-Lyse Paquin
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Les liaisons dangereuses

Notre dernière scène restera gravée dans ma mémoire. Il prenait un bain chez moi, j’étais derrière lui,  je lui lavais les cheveux. Soudainement, je me suis mise à le renfoncer dans l’eau par les épaules en disant : « Voilà, c’est maintenant que je te tue! ».

On a éclaté de rire. On avait toujours bien rit de nous-mêmes, de notre incapacité à nous dompter. C’était la fin d’une obsession. À la sortie du bain, je lui ai lancé une serviette. «Quoi?! Le séchage n’est pas compris dans le service? »

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On trouve si aisément nos bourreaux. Et on recommence jusqu’à ce que ça fasse trop mal. Jusqu’à ce que la coupe soit pleine, archi pleine. Puis, on se console en se disant qu’on a appris une leçon, qu’il fallait aller jusqu’au bout pour ne plus récidiver.

J'ai égaré mon livre des Liaisons dangereuses dans un de mes nombreux déménagements. Dans le film, le vicomte de Valmont demande à la marquise de Merteuil :

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- Pourquoi poursuivons-nous toujours ceux qui nous échappent?
- La marquise lui répond : l’immaturité.

Ah! La belle morale du XVIIIe siècle!

Revoici une séquence des Liaisons dangereuses, en anglais, malheureusement. La marquise explique comment elle a appris à dominer le sexe masculin.«Vaincre ou mourir.» Glenn Close est majestueuse et Malcovitch est délicieusement...malcovitchien.

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