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Lézarder au Panama

Je vous avais promis la suite de mon voyage au Panama après mon départ catastrophique de Montréal. Le voici donc mon délire animal avec des photos « inédites » de singes, de grenouilles et de toucans!

Je vous avais promis la suite de mon voyage au Panama après mon départ catastrophique de Montréal. Le voici donc mon délire animal avec des photos « inédites » de singes, de grenouilles et de toucans! J’adore le climat équatorial même quand le concert assourdissant des bibites non identifiées m’empêche de dormir. Il y a quelques années au Costa Rica, j’ai passé pas moins d’une demi-heure à admirer une autoroute de fourmis, chacune transportant une petite feuille sur son dos. Ce sont des fourmis coupeuses de feuilles.  À les regarder, on se demande si les fourmis québécoises sont au chômage technique. Il faut dire que lorsqu’une centaine de fourmis sont sorties du lavabo de ma chambre d’hôtel trois étoiles, j’ai vite retiré ma brosse à dent de leur passage  : « Après vous mesdames, vous êtes chez vous, moi je suis une touriste. »

Au Panama cette année, nous avions opté pour pour un hôtel tout compris tranquille. Je n’aurais pas entraîné ma mère dans une auberge rustique au milieu de la forêt tropicale! Janette Bertrand a déjà écrit qu’en voyage avec sa fille, elle s’était sentie « la fille de sa fille ». Rien de plus vrai. Quand je voyage avec ma mère, je donne des ordres, je vérifie si elle a son sac, son passeport, son manteau, son chapeau et si elle s’est mise de la crème solaire. Je me retiens à peine de lui tenir la main pour traverser la rue!

Mais je suis une mauvaise mère pour ma mère… Je la force à jouer les Indiana Jones! La première épreuve consistait à marcher sur un pont suspendu, puis à traverser une rivière en sautant de roche en roche. Munie d’un bâton de marche et de son chapeau de matelot, ma mère a été épatante. Notre excursion suivante a été plus épique. Par un jour normal, l’exploration des îles du lac Gatun, doit être fort agréable et sans risque. Mais quand il pleut des cordes, ce n’est pas une marche de santé. Nous montions vers une station de radio abandonnée lorsque le déluge a commencé (ce décor m’a rappelé la série Lost (Les disparus), mais notre guide ressemblait plus à Gilligan qu’au beau Jack). Les deux pieds dans la boue, nous devions nous accrocher aux arbres en évitant les longues épines. Croyez-moi, j’adore marcher dans la forêt tropicale, mais j’ai toujours la phobie hollywoodienne d’attraper une branche qui n’en soit pas une et de mourir bêtement d’une morsure de serpent… surtout que Jack n’est pas là pour me sauver en suçant le venin mortel!

Nous nagions toujours dans la boue quand une petite bande des singes hurleurs se sont mis à chialer contre la pluie. Ma mère me regarde les yeux grands ouverts « On dirait des gorilles! » En effet, il s’agit de l’animal le plus bruyant après les gorilles et les humains. Ironiquement, nous sommes prêts à ramper dans la boue sous la pluie battante, dans l’espoir d’apercevoir ce petit cousin primate. « Tu es certaine que tu veux continuer maman? Ça glisse en sapristi et tu n’as pas d’équilibre. » On aura tout vu! Elle arrive à peine à se tenir debout en hiver et voilà qu’elle avançait courageusement sur un sentier patinoire.

Derrière elle, quelques abrutis en gougounes se prenaient des bains de boue. Je n’ai jamais compris les gens qui portent des sandales de plage en dehors de la plage, surtout lorsqu’ils peuvent mettre le pied sur un serpent ou une tarentule. Nous avons marché un bon vingt minutes sans jamais voir ces salauds de singes. Comme prix de consolation, on a regardé des chauves souris endormies. Enfin, l’important c’est que maman soit montée jusque là. J’étais très fière d’elle, aussi fière que si elle avait été ma propre fille.

Dans un petit zoo local de la vallée d’Anton, nous avons admiré deux petites grenouilles dorées, dernières survivantes de leur espèce.


Grenouille doree

Lorsqu’elles aperçoivent une femelle, ces épatantes petites créatures les saluent avec la patte d’en avant. On imagine mal les mâles nous saluer ainsi selon  leur instinct de reproduction… « Allez-y messieurs, saluez toutes les femelles qui vous font de l’effet pour une étude scientifique sur le comportement des grenouilles.» Je vois bien la scène dans le métro le matin!

Attiré par la lumière de mon ordinateur, un adorable lézard m’accompagnait dans mes moments d’écriture sur la terrasse. Un de ses petits copains orangé lézardait dans le globe d’une lumière du lobby. Ma mère croyait que c’était une décoration, jusqu’à ce qu’il bouge.  « Ah mon petit malin! Tu as bien raison, il faut toujours se coller sur les 100 watt ! »

Toucan Panama

Bon,je vous avais promis des photos. Voici un des toucans de l’hôtel qui me faisait craquer tous les matins.


 

 

 

 

 

 

 

 

Et cette chose étrange qui sort de son trou est un singe hiboux.

Vous en voulez encore?  Voici l’album complet!