Chacun son cinoche

Faux coup de cochon

Et un vrai coup de gueule, ça fait du bien juste avant que la torpeur estivale nous happe. Merci Xavier Dolan...

La désormais célèbre publicité montrant « Pauline aux casseroles » plutôt qu’à la plage, fait grand bruit.

L’idée que le PLQ se fait d’une publicité électorale sur le dos de ses adversaires, aussi.

Mais ce matin, je me suis délectée des propos incisifs du cinéaste Xavier Dolan dans Le Devoir.

« Je ne vois pas quelles conclusions les Québécois peuvent tirer de ce comportement circonstanciel, comme les y invite Jean Charest, sinon celle que deux couvercles l’un contre l’autre font moins de bruit qu’une cuillère à bois contre une casserole Starfrit. La contribution du PLQ à la culture générale québécoise est, en ce sens, inespérée. »

Je me disais, en le lisant, qu’une signature comme celle-ci a l’avantage de faire contrepoids. Bien sûr, on ne s’attend pas à ce que le directeur photo du fan club de Gabriel Nadeau-Dubois vote pour le PLQ, loin de là. Mais qu’il remette les pendules à l’heure, rappelle au passage les dérapages autour des gaz de schiste, les incidents incestueux de Sagard ou les blagues douteuses au salon du plan Nord, et termine en traitant les électeurs (nous) d’imbéciles consentants; j’avoue que ça fait plus d’effet qu’une limonade en poudre dans le désert.

Xavier Dolan a fait remuer le tout Cannes à 18h un samedi soir pour trouver de la feutrine rouge avant de briller sous les spots du tapis… rouge. J’avais trouvé plutôt risible de voir une Nathalie Baye porter un symbole qui ne lui disait probablement pas grand chose. Mais chose certaine, Xavier Dolan s’est servi de ses armes à lui pour attirer l’attention. Et pas de manière négative. C’est ce qu’on appelle l’élégance ou la « grande classe ».

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