Générale

100 ans et tout son mordant

Il aura cent ans dimanche.

J’y bosse depuis un quart de siècle (non, non, je ne suis pas liftée…). Ça me fait tout drôle. Ma plus longue relation professionnelle et amoureuse à vie. Je suis fidèle, on ne se refait pas. Et même si j’étais (suis) un électron libre, j’ai toujours eu l’impression de faire partie d’une famille. Une vraie famille, dysfonctionnelle et unie, une grande famille idéologique aussi, composée de libres penseurs et d’indépendantistes dans le sens large du terme.

Voilà, dimanche nous serons au marché Bonsecours pour recevoir amis et lecteurs, anciens et artisans. J’y serai vers les 11h. Sinon, pour ceux qui veulent en connaître plus sur le Devoir (que certains « jeunes » lisent aussi), vous pouvez toujours visionner « Tout le monde en parlait » à Radio-Canada ce soir, 21h. J’ai regardé une copie de travail mal foutue hier soir mais j’en aurais pris plus, beaucoup plus, en documents d’archives et en témoignages sur l’époque qui a vu naître Le Devoir, dont on ne sait pas grand chose. Dommage. En tout cas, de « Fais ce que dois » il est devenu « Libre de penser ». Et il reste libre, une rareté en ces jours où la presse vit des heures moroses.

Si Le Devoir traversera cette crise? Ce n’est pas la première. Et il est fort en analyses, capable de réfléchir, bien campé dans ses opinions. Curieusement, j’ai moins de craintes qu’avant pour sa survie qui est également celle d’un peuple, de sa culture, de l’amour de la langue et du brassage d’idées.

À dimanche?