Cantouque pour Godin

 

Le film sort aujourd’hui en salle à Montréal et Québec (il fera le tour de la province) et je le reverrai avec plaisir. Gérald Godin, notre député-poète trop tôt disparu est enfin consacré dans ce documentaire essentiel de Simon Beaulieu.

Allez voir la bande-annonce de Godin, le film, elle vous donnera une idée du niveau poétique qu’on peut atteindre en politique. Au fait, les cantouques qu’affectionnait Godin étaient des instruments utilisés dans les chantiers (cant-hook).

“À l’époque, au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, j’avais des chums qui travaillaient dans les chantiers. Un nommé Trudel, particulièrement, mort aujourd’hui, qui était bûcheron. Il m’avait amené à aller fouiller dans des dictionnaires de métier, entre autres, The English Duden qui, par des dessins, montrait ce que c’était un chantier de bûcherons. Il y avait là le dessin du cant-hook et comme le mot cantouque n’était dans aucun dictionnaire, j’ai décidé d’appeler ainsi le poème qui trimballe des sentiments, le cant-hook, quant à lui, étant un objet polyvalent, à la fois pic et tourneur de pitounes parce qu’il y a un croc. Poème tourneur de sentiments cantouque, voilà un terme qui convenait parfaitement à la poésie que je voulais faire.” Gérald Godin, 1990

Pour ceux qui veulent poursuivre, le délicieux recueil d’échanges épistolaires entre Gérald et sa Pauline est un détour obligé. La renarde et le mal peigné font partie de mes livres de chevet.

Je vous laisse sur ce battement d’aile, vous souhaitant une douce arrivée de printemps. Je m’en vais célébrer l’équinoxe à l’ombre. On se retrouve ici le 29 mars mais je serai dans Le Devoir vendredi prochain!

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