Générale

Des légumes béton

Ricardo s’y est déjà mis avec sa nouvelle émission qui sera en ondes l’année prochaine, Le Fermier urbain, et met en vedette des familles qui jardinent en milieu urbain. Et puis, les expériences de toutes sortes commencent à porter fruit. Comme celle de Lufa, sur les toits de magasins-entrepôts. On a fait la preuve que l’agriculture en serres sur les toits pouvait être rentable, écologique et locale. Un extrait du texte du Devoir de ce matin:

« Depuis son ouverture en mars dernier, la première serre Lufa, de 2880 mètres carrés, nourrit quelques centaines de familles de Montréal avec ses légumes sans OGM ni pesticides ou herbicides. Située sur un immeuble industriel à proximité du Marché central, la serre hydroponique utilise les plus récentes technologies pour une production plus écologique. « 

« Lorsque Le Devoir a rencontré le président, Mohamed Hage, en novembre l’an dernier, il lançait un appel à tous les Home Depot, Costco et autres grandes surfaces de la ville pour construire de nouvelles serres. Et ça a mordu. Une dizaine de promoteurs ont contacté son équipe, mais un premier partenariat est conclu avec le Groupe Montoni, connu pour ses constructions certifiées LEED depuis cinq ans. «Il y a quatre ans, personne ne croyait au projet de M. Hage. Mais quand je suis allé voir ça, je me suis dit, « il faut absolument faire un partenariat« », explique le président de l’entreprise de construction, Dario Montoni, qui a été charmé par les tomates et le basilic. »

Les immigrants italiens et portugais ont de tout temps exploité la moindre parcelle de terrain que leur cédait la métropole pour y planter leurs tomates,leur basilic, leurs raisins ou leur prunier. Peu à peu, nous redécouvrons les joies de cultiver en bac et en pots, sur nos petits terrains. Pour ma part, les fines herbes en bac font partie du paysage depuis longtemps mais le manque d’ensoleillement est un handicap sévère sur un balcon couvert…

Quoi qu’il en soit, l’idée prend racine -allez voir les Urbainculteurs, un site très pratique et explicite- et de plus en plus d’urbains (80% de la population québécoise vit en ville) se découvrent un pouce vert malgré le bitume. Et en plus, pour tous ceux qui râlent que le bio coûte cher, y’a pas plus économique!

On récolte ce qu’on sème, paraît-il.