Générale

Émule lit bord de l'eau

Suite à mon article sur la drogue, un lecteur (qui en fume du meilleur que moi) m’envoie cette lettre haute en couleurs. On partage:

Un présent la coupe se remplit, la lie déborde, le cristal s’échappe, le vin se répand, le sang gicle. Un mort est né. Macabre découverte. Une guerre en soi. Transpiration excessive du verbe transparaître. Psychose-aliénation du moi je. Moutarde de maux dans l’espresso d’un freak. Deux roses pour un amoureux mort au combat. Rage de survivre à un mal de dents. Il était une fois Vegas sans strass mais anarchie. Pathos d’un uppercut. Malhabile d’étancher ma bile. Les nausées abondent dans nos litières ardentes.

Je suis un peu de tout. Je suis un peu de rien aussi. Par hyper dose ou hypo manque.

J’ai toujours émis qu’il nous manquait un cœur. Que si le chagrin finit par nous tuer, qu’il aie un choix du moins pour nous donner mal au ventre. Quelle tristesse d’avoir une seule pompe qui comme l’ordure prendra son trou tassé dans un recoin, laissée comme viande au sous-sol; et tombe en lambeau l’amour d’un congélateur qui n’avalait aucune tranche. Morbide foi toute froide. Tartare nerveux. Étrange.

Pendant ce temps-là, le pouls à même le chauve que je suie se bourre le crâne comme un cochon au galop. Je suis de plus en plus circoncis devant cette vie qui vieillit, ce temps qui s’épanche. Mer enfin je m’aime. En chère et nerfs où la vie vidange.

Récapitulons. Nous sommes tous une bande de tordus. Un paquet de peau où quelques poils se rappellent l’efficacité du tordeur à saveur d’épinette. Monsieur vit une émotion. Qu’à cela ne tienne. Il y en aura d’autres. La mort nous protège de vivre à fond nos démolitions. Ramollir est poli, vernir m’apparaît sans faute. Pendant que nous prenons pied à nos coups, pendant que la vie folle toussote toute sotte. Qui dit haut idiot.

Vous me permettez que je te vous vois? Vous êtes l’Homme de ma vie. N’oublie pas.

pierrot 😉