Générale

Faire partie de la famille

Ce matin, en ouvrant mon courrier reçu au journal, je remarque une enveloppe Hallmark, écrite à la main. C’est plutôt rare de nos jours du courrier des lecteurs calligraphié, léché, timbré et tout. À l’intérieur, une carte qui disait « Puisse votre amour garder toujours la fraîcheur des premiers jours. Félicitations. Meilleurs voeux de bonheur à tous les trois! Gérard Croteau et famille« .

Et une lettre accompagnée d’une photo m’explique que Gérard est un lecteur du Devoir depuis quinze ans; puis sa femme a commencé à me lire après la naissance de mon B. Puis ses deux aînés ont suivi. « C’est pourquoi, ne vous en déplaise, vous êtes maintenant de la famille, et tous ensemble, nous vous souhaitons le plus grand des bonheurs. » Et c’est signé, Gérard, Mila, Viviane, Agnès, Rémi, Estelle et Flavie, en direct de Dollard-des-Ormeaux.

Hier soir, j’ai pleuré devant la grande famille des jouets (excellent, en passant, vous ne le regretterez pas!). Aujourd’hui, je pleure devant cette famille si généreuse (ils m’envoient même un certificat-cadeau SAQ, « cadeau symbolique » a écrit Gérard, c’est même pas un pot-de-vin). Pas de farce, sont donc ben cutes! Je suis toujours ébahie par ces gestes gratuits, totalement déconnectés de notre monde égoïste, qui viennent du coeur et ne carburent pas au cynisme. C’est de plus en plus rare.

Et parlant famille, vous lirez mon texte du jour sur nos cousins Français qui peinent à faire partie de la nôtre… Ça fait réfléchir un peu sur le sens du mot accueil.