Générale

Fête des poubelles

On devrait rebaptiser la fête du Canada. Comme chaque année, voici mon billet « poubelle ». Depuis deux semaines, j’ai des arrêts cardiaques devant le contenu des déchets. Ce matin encore, à Westmount, un sofa deux places qui semblait en très bon état et une bibliothèque assortie gisaient sur le trottoir. Tous ces objets jetés me fendent le coeur. Hier, devant mes yeux, le camion des éboueurs engloutissait un but de basket en plastique sur pied, une table pour enfants en plastique aussi, de quoi faire le bonheur de bien d’autres enfants.

Paresse? Négligence? Inconscience? Cécité? Je ne sais trop comment qualifier ces « donateurs » qui ne font pas l’effort d’aller porter ces objets dans les organismes de charité, dans les centres de récupération, chez Renaissance, qui ne pensent pas à faire appel à Free Cycle pour rendre d’autres gens heureux. Nous avons donné une laveuse et sécheuse en parfait état de marche de cette façon cet hiver lorsque mon fiancé a emménagé chez moi. Et j’ai fait appel au service Recyc.frigo pour me débarrasser d’un vieux frigo dans la nouvelle maison où nous emménagerons dans deux jours. On vous paie pour venir ramasser votre vieux bazou qui consomme trop d’énergie!

Au village de Mansonville, en Estrie, au centre de récupération, on peut déposer des meubles et électroménagers qui pourront servir à d’autres; une sorte de Freecycle sans le virtuel. Chacun se sert, aucune garantie ni argent remis. Et c’est gratuit.  Dans Le Devoir de vendredi, je raconterai comment j’ai vidé mon chalet de tout son contenu, sans rien mettre à la rue, simplement en passant le mot à la maison Reilly, dont j’ai déjà parlé ici.

En attendant, ouvrez l’oeil et le bon. Autant j’aime les ventes de garage, autant les « ventes » de poubelles sont des aubaines pour tous.


Ruelle dans NDG: un fauteuil, un lit en bois et deux lampes. Prix non négociable.