Générale

La course

La grande course aux Oscars est lancée et l’annonce d’hier, à propos du film Incendies, m’a comblée de joie. Voilà un film qui m’a secouée de pied en cap, j’y songe encore, et la trame de Wajdi Mouawad y est pour beaucoup, bien sûr, s’appuyant sur des mythes profonds, le tabou de l’inceste, l’enfant mauvais né de l’amour versus l’enfant bon né du mal.

Et puis, la violence, le sang, jamais gratuit, porté par la haine des hommes entre eux. Le plus grand film pour moi, en 2010, fut celui de Denis Villeneuve. Et j’espère seulement que cette nomination aux Oscars comme meilleur film étranger, nous donnera l’occasion de réentendre la bande sonore, superbe. Le disque n’existe pas, malheureusement.

Je ne peux pas en dire autant de Black Swan, visionné hier soir, porté par une critique dithyrambique. La distribution m’a semblé quelconque, le rôle de Portman, bof, je n’y ai pas cru même si j’ai déjà fréquenté quelques ballerines anorexiques et perfectionnistes. Et j’ai détesté la bande sonore.

Quant à la facture visuelle, à ranger dans la catégorie film d’adolescente, flirtant avec l’horreur et les vampires, explorant la perte de la virginité par le professeur (un autre grand mythe) et la méchante maman surprotectrice qui tente de vivre ses idéaux à travers sa fille. C’est cousu de gros fil rose et ça m’a laissée de glace.

En passant, la maman de Portman (Barbara Hershey) dans le film est tellement liftée qu’on se demande si on ne l’a pas choisie pour cela, précisément. Ce perfectionnisme-là, aussi, s’avère troublant.