Générale

L'âme des poètes

Ce matin, dans l’antichambre de la mort, à l’hôpital, j’ai lu ces extraits d’une entrevue avec le poète Thomas Lynch qui est également directeur de funérailles ou croque-mort, un terme oublié. C’est dans le dernier Utne. Et ça vaut le détour. Lynch note qu’il n’existe que deux sujets: Éros et Thanatos.

 » Je pense que la plupart des gens circulent toute la journée en étant obsédés par des images de mortalité et de vitalité. La seule chose qui les préoccupe, c’est de savoir comment ils vont mourir et avec qui il vont dormir ou des variations sur ce thème- quel travail ils vont faire, s’ils sont assez grands, assez minces, assez petits, assez intelligents ou assez rapides ou s’ils gagnent suffisamment d’argent- et tout cela se joue entre les deux appuie-livres. Si vous écrivez sur la vie, vous écrivez sur la mort. Si vous écrivez sur la vie, vous écrivez sur l’amour, le deuil, le sexe et tous ces trucs. » Vous excuserez la traduction maison et vous irez lire ce qu’il pense de nos funérailles sans corps (sans corpse), où la seule personne qui n’est pas invitée à la fête est le défunt. Et aussi ce qu’il pense du féminisme et des mères de famille qui n’ont « rien fait d’autre » de leur vie.

L’entrevue au complet ici. Un écrivain qui dit les vraies affaires.