Générale

Le nouveau sexe

Cette semaine, The Globe and Mail inaugurait une nouvelle chronique qui porte sur… le bonheur. Chaque lundi, on entame la semaine avec une leçon sur le sujet, « le nouveau sexe », selon la chroniqueuse es bonheur.

« Il y a assez de techniques de masturbation émotionnelle dans la culture pour occuper tout le monde durant des heures, si ce n’est durant une vie« , écrit encore Sarah Hampson.

C’est même devenu lassant ces techniques du bonheur. Je regardais les cinq conférenciers sur le sujet cette semaine (long bâillement). Pourquoi ces « personnalités » seraient plus heureuses que moi? Parce qu’elles sont plus riches, parce qu’elles sont célèbres ou qu’elles ont « réussi dans la vie ». En quoi ont-elle la sagesse requise pour savoir que le bonheur n’est pas une marchandise, pas une illumination, pas un orgasme, pas forcément un enfant, pas forcément l’amour (j‘en parle ici), pas le lieu mais une forme de détachement qu’on n’atteint qu’à force de beaucoup d’écorchures ou de sagesse intérieure, qu’en sachant que nous sommes responsables de nos émotions, de nos gestes, de nos pensées, d’accéder à notre vérité.

Très difficile à enseigner le bonheur. J’ai fini par croire que certains sont doués, d’autres non. Ils attendront toute leur vie que les conditions favorables y soient sans jamais saisir l’instant, le « silver lining », le sourire inattendu, l’humour d’une situation, la fragilité qui accompagne forcément le bonheur.

Tenter un petit geste pour faire naître le bonheur exige qu’on s’y arrête, qu’on l’aperçoive, qu’on le partage. Le bonheur est une plénitude faite de sérénité et d’équanimité, certainement pas de course contre la montre dans le trafic, de livres trop léchés sur le sexe, d’artifices qui semblent nous garder en vie mais endorment un instinct qui existe en nous depuis toujours.

L’enfance est un geyser de bonheur, pas encore pollué d’attentes. Je vous souhaite cette grâce durant les jours à venir…