Générale

Notre télé selon VLB

La lettre de VLB sur l’état de notre télé a fait grand bruit dans le milieu et auprès des téléspectateurs. Et pour cause. De plus en plus, je rencontre des gens qui m’avouent ne plus regarder la télé. Vous lirez les commentaires à la suite de la lettre publiée hier dans Le Devoir.

Pour ma part, je vis avec un homme qui ne la regarde pas. Je m’excuse presque lorsque je l’ouvre, comme s’il me fallait avoir une raison (professionnelle, la plupart du temps). Et pourtant, certaines émissions sont fort valables, et les télé-séries de qualité ne se comptent plus depuis quelques années, mais nous pouvons aussi choisir le support.

Et le support, c’est de plus en plus l’ordi et l’accès direct aux émissions qui nous intéressent. À la campagne, je n’ai même pas la télé, seulement un écran et un lecteur de DVD. Les enfants ne s’en sont pas encore aperçus…

Quoi qu’il en soit, j’ai rencontré hier un vieux bonze des communications plutôt connu qui me disait épouser mot pour mot la pensée de VLB. Est-ce parce que les problématiques soulevées dans les émissions, même de divertissement, lui semblent trop futiles? Est-ce parce que nous avons cessé d’être pertinents dans les émissions à l’heure d’immenses bouleversements mondiaux? Peut-on encore trouver un intérêt à se saouler d’insignifiances, de potins et de téléréalités, alors que nous aurions besoin de clés pour comprendre le monde? Mais peut-être aussi que le divertissement de masse n’a pas à nous élever l’esprit…

Je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. Et je vous donne à lire la réponse de Marie-Claude Ducas à VLB, hier.

Comme elle, j’ai aimé certaines productions (19-2, par exemple) et j’attends avec impatience la suite de Mad Men et de Modern Family (je sais, c’est américain, mais j’ai acheté le coffret des Filles de Caleb et l’ai regardé deux fois, ça donne des points).

Mais Gonebitch qu’on fait dur parfois. Et heureusement que VLB existe par-devers l’imbécilité crasse.