Générale

Pas de fumée sans feu?

Cette nuit, à 1h30, je me suis éveillée en panique, une odeur familière, celle de la fumée. Quand tu as été victime d’incendie, tu réagis au quart de tour. Le fiancé a bondi du lit lorsque j’ai prononcé « Ça sent le feu... ». Lui aussi a été victime d’un incendie majeur où il a failli perdre un enfant. Tandis qu’il sortait sur le balcon, qu’est-ce que je faisais? Je vous le donne en mille: j’étais sur Twitter. Voilà, c’est dit.

J’ai pensé aux feux de forêt et je me suis dit que j’aurais la réponse là. Elle y était, une poignée d’insomniaques se plaignant de la fumée sans feu. Le fiancé, pas convaincu, m’a envoyé voir sur Cyberpresse. Dernière mise à jour à minuit, pas fiable. On veut du direct. Radio-Canada? Du vieux stock mais avertissement de fumée possible sur Montréal.« Pour le direct, c’est sur Twitter que ça se passe!, ai-je lancé avant d’écrire un tweet à 1h37 moi aussi.

De retour au lit, sans avoir appelé le 9-1-1, il a murmuré: « J’aimerais qu’on parle de ta cyberdépendance demain matin. Tweeter la nuit, c’est un signe... »

Quelques minutes plus tard: « Dors-tu?« , demande-t-il.

« Non, angoissée à mort. Je pense à la fin du monde et à La Route... »

« On se fait un Weeds? »

«  Chéri, j’aimerais qu’on parle de ta dépendance aux drogues douces demain matin… ! »

ps: by ze way, c’est la journée sans fumée!