Générale

Rentrer dans les rangs (sans oublier le ruisseau)

Ce matin, les élèves rentraient dans les rangs, sagement, sérieusement, gaiement ou nostalgiquement. Mon B s’est retourné en chemin vers l’école et m’a lancé: « Je m’ennuie de la mer!« . Moi, c’est du ruisseau dont je m’ennuie mais la conclusion demeure la même: le bonheur, c’est l’eau.

L’eau vive aura été mon maître durant les vacances, tantôt pour me baigner et faire des longueurs dans l’étang, tantôt pour aller me faire masser l’épaule dans les chutes, tantôt pour lire accompagnée par le murmure du ruisseau. Les vacances ne sont qu’une parenthèse et même si on les souhaiterait sereines et apaisantes, on ne s’extrait jamais complètement des remous de la vie.

« Le bonheur, c’est l’eau« , m’avait déjà glissé Languirand. J’ai médité sur cette phrase longuement durant tout le mois d’août, à chacune de mes visites au ruisseau en face de la maison.

L’eau vive glisse sur la pierre, ne s’accroche pas, laisse passer, emporte le flux de la vie dans ses veines, épouse, s’affaiblit, se gonfle, dévie lorsque l’obstacle est trop gros, mais toujours poursuit sa route en restant la même.

J’y aspire et j’y tends en écoutant le « brushbrush » de mon lave-vaisselle. Back to reality baby!


Bonne rentrée à vous aussi…

MÀJ: