Générale

Sacrée montagne

« Il pleut encore! » m’a lancé mon B au réveil. On se compte chanceux, nous n’avons pas les deux pieds dans la flotte et nous n’avons pas besoin de « chimer » les meubles.

La pluie… il pleut aussi sur le site « Sacrée Montagne » ce matin, un lieu dont je veux vous parler depuis longtemps. Une initiative de la journaliste Hélène de Billy et du photographe Gilbert Duclos, cette promenade sur « la » montagne, le Mont Royal, est tout à fait interactive et calmante, passionnante et instructive. On peut s’y perdre longtemps.

Partout, des témoignages de simples passants ou d’artistes (Xavier Dolan et ma collègue Odile Tremblay), des films d’archives, des souvenirs à la pelle, le cimetière, l’Oratoire, la croix, la faune, la flore, les joggeurs, les immigrants en luge et patins, les pistes de ski, la Saint-Jean au lac des Castors – pour les plus vieux- les feux de camp improvisés, les sentiers où l’ont faisait ses premières expériences sexuelles. « Il y avait une ferveur sur la montagne, indescriptible », raconte une femme dans son témoignage en se rappelant Vigneault à la St-Jean. J’y étais…

Drôle à dire, la ville n’a jamais été aussi sale mais à la fois aussi « proprette ». Il ne nous viendrait plus à l’idée de nous garrocher dans le lac des Castors, seins nus, un soir de liesse.

On trouve de tout sur la montagne. Tiens, même ma sourcière du jour y débusque de la sanguinaire dont je vous parlais cette semaine.

J’aime la montagne, j’y vis, j’en profite et sans ce poumon naturel, notre ville serait aussi plate que banale. Merci à l’ONF d’avoir soutenu ce projet original, gagnant de prix et qui témoigne d’une vie grouillante et insoupçonnée au coeur de la ville.

péesse: pour ceux qui veulent creuser plus loin, le dernier numéro de Relations (juin 2011) porte sur « Les racines d’un Québec vert ». En kiosque.