Générale

Tickets en série

Sur l’autoroute, ce long week-end, beaucoup de policiers et pas beaucoup de contrevenants. Tout le monde respecte les limites de vitesse depuis la flambée des prix de l’essence. Mais comme les policiers ont des quotas de contraventions à donner, il leur faut trouver d’autres moyens. Ce matin, je tourne machinalement à gauche dans ma rue. Je n’ai pas regardé l’heure, c’est interdit jusqu’à 9h. Un policier attendait tous les tatas à 8h55 pour leur indiquer de se ranger. Nous étions cinq, pris au filet. Le policier avait les mains tellement pleines qu’il m’a rendu mon certificat d’immatriculation et celui d’un autre. Mission accomplie, il pouvait aller se recoucher. Je ne fais jamais la gueule lorsque je reçois une contredanse, même si je commence ma journée avec -154$ au compteur. Pas grave, je commanderai un martini supplémentaire ce soir pour oublier. Je suis déjà punie, je ne vais pas en plus ennuager cette belle journée et leur donner plus de pouvoir qu’ils n’en ont.

Ça me fait penser à mon ami Jacques Olek, grand sage devant l’éternel qui a parcouru la chaîne himalayenne une douzaine de fois et s’apprête à y retourner avec des enfants cancéreux en février prochain, qui est venu prendre le thé chez moi hier. Il me racontait qu’il avait croisé une femme de 80 ans au teint lumineux et à l’allure resplendissante récemment. Il lui a demandé son secret: « Je mange vivant, très peu de viande. Et je ne me laisse jamais dominer par les hommes ou les événements. »

Ben voilà, beau mantra pour l’été.

En voici un autre…


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