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Chroniques

Messieurs, avez-vous la vocation?

Être monoparentale, c'est en avoir plein les bras. Et en manquer, de bras... Certains de ces messieurs trouvent qu'il faut avoir la vocation pour fréquenter une mono. Ouf.
Par Josée Blanchette
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storage.canoe.ca

En lisant ce billet du journaliste Jean-Sébastien Marsan, j'étais partagée entre la colère, la révolte, la pitié et le découragement. On est en 2012 et on n'en est que là???

Jugez vous-même:

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    • Dans tous les cas de figure, vous devrez impérativement vous adapter au mode de vie très organisé de votre partenaire monoparentale, à ses horaires démentiels, à ses imprévus (un enfant qui tombe malade, par exemple), et vous n’aurez pas droit à l’erreur. Ne demandez pas à votre partenaire de se plier à vos besoins particuliers, ce serait peine perdue.

    Sur le plan de l’intimité, messieurs, il faut également savoir qu’une mère monoparentale peut subir de longues périodes d’abstinence sexuelle. Il lui faudra du temps pour se réapproprier le plaisir, elle ne peut pas devenir une bête de sexe du jour au lendemain !

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    En conclusion : aimer une monoparentale, à mon humble avis, c’est un sacerdoce. Il faut avoir la vocation.

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    Bon, on peut en penser ce qu'on veut. Reste que le narcissisme éhonté émanant de ce billet, le manque de maturité et de générosité m'a fait hurler. Comme me l'a souligné un "suiveux" sur Twitter, il y a une différence entre la baise et l'amour. Heureusement! Ça ne lui viendrait pas à l'idée de s'occuper d'un enfant malade, çui-là!

    Si un gars se cherche une mère, une mono n'est peut-être pas la bonne prise. Elle a besoin d'aide et d'une épaule plus que d'un boulet supplémentaire à qui il faut donner le tétée après 21h.

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    Les enfants des autres, on le sait, c'est toujours plus difficile à supporter. Les filles, vous faites un job incroyable, un boulot ingrat et les tapes dans le dos sont rares. Faites-vous un grand cadeau: mieux vaut une bonne télésérie et un verre de vin (sans parler d'un excellent vibrateur) que ce genre d'adulescent à vos côtés le soir venu. Je le sais, je l'ai vécu. Et ne désespérez pas, il reste encore des hommes qui ont la vocation d'être un homme, des vrais, des solides, qui sont capables d'autonomie et de faire équipe.

    Pour vous faire sourire en ce pré-8-mars, une parodie féministe de la websérie Bref dont la blogueuse Marie-Lyse Paquin a déjà parlé:

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