Blogue La course et la vie

Courir avec son chien

C’est un boxer. Athlétique, énergique, une bombe qui a besoin de « brûler du gaz ».

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Maggie, j’ai du « Harvey » à faire…

Elle est déjà sur le bord de la porte, frétillante, la laisse dans la gueule.

C’est un boxer. Athlétique, énergique, une bombe qui a besoin de « brûler du gaz ». Je l’appelle « ma coach soviétique » tant elle est impitoyable sur l’effort qu’elle me demande quand on court ensemble.

Tous les chiens aiment courir. Et même si on dit qu’il y a des races de chien plus « doués » que d’autres à la course, j’ai vu tous les formats accompagner leur maître dans leur jogging quotidien. À mon parc, je croise souvent un jeune coureur rapide, accompagné de son minuscule caniche. La première fois que j’ai vu cette bête tenace, je me suis dit : « voilà une petite chose qui se donne. »

Comme quoi, chez les chiens comme chez les humains, il y a des bombes jusque dans les plus petits formats.

Au début, ma chienne n’était pas une bonne partenaire. Elle allait dans tous les sens, tirait sur sa laisse jusqu’à faire voler sa maîtresse, et on ressemblait plus à un duo burlesque qu’aux athlètes (hum) que nous sommes.

Et puis, on a fait du chemin toutes les deux.

C’est maintenant une compagne de course hors pair. Toujours contente d’aller courir, elle tient les indésirables à distance et me met régulièrement au défi de piquer un petit sprint dans une compétition amicale qu’elle gagne toujours.

Quand elle se retourne pour m’attendre, elle se bidonne. Allez, allez, tu lambines, là !

Je te jure – râle, râle – que je ne lambine pas.

Son plaisir manifeste, son enthousiasme débordant, sont des rappels constants que nous sommes aussi sorties pour jouer.

Jouer.

Tu ne cours pas après les écureuils, toi ?! Ben voyons donc, essaie, c’est drôôôle !

Et la voilà repartie à fond de train, oreilles au vent, pourchassant (en vain) ses cibles préférées.

Tu as raison Maggie, je cours trop après les secondes et pas assez après les écureuils.

Quand je m’applique à imiter sa vélocité aérienne, je me rends compte que je cours mieux, plus vite… et moins longtemps ! Pfffft, râle, râle, pfffft, pffffft, time out !

Elle me rappelle aussi qu’il faut arrêter boire régulièrement, et qu’il ne faut jamais négliger les grandes effusions quand on rencontre un ami sur la route.

Dimanche, nous avons couru notre première « compétition » de canicross ensemble.

Devinez qui mène?

Devinez qui mène?

Une ambiance du tonnerre ! Des amis partout ! Un concert d’aboiements excités !

Au départ, tous les chiens ont instinctivement compris qu’ils faisaient partie de la meute, et que la meute avait une seule mission : courir !

Ma chienne, si douce et débonnaire dans la vie, est devenue une féroce compétitrice. Pas question de se laisser dépasser par ce Charlie !

Je l’avoue humblement, je l’ai retardée. Sans moi, elle aurait fait un bien meilleur temps.

C’est ce qu’il y a de bien avec les chiens : elle ne m’en a pas voulu.

Son temps ? La médaille ? Aucun intérêt.

Elle avait mené sa maîtresse jusqu’au bout de la mission, et c’est tout ce qui comptait.

Enfin… Ça et le burger « pas de relish pas de moutarde », partagé avec le même appétit… Et le même manque de manière de table.