Blogue La course et la vie

La course et le réseautage

La course mène à tout. Qui sait ce que vous pourriez y trouver?

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Dernièrement, j’étais à un anniversaire et mon voisin de table, un sommelier réputé, mentionne les kilomètres qu’il court tous les matins avant d’aller travailler.

Ah ben là! Un coureur!

Il n’en fallait pas plus pour que nous soyons plongés dans une conversation tout de suite passionnante. Sur la course, bien sûr, mais aussi sur la vie, les enfants qui grandissent et les cépages vénitiens, dont un vin de la maison Masi que j’ai fini par mentionner à ma chronique littéraire (eh oui, on lit, on boit, ça va ensemble) à l’émission Le 15-18 de la Première Chaîne de Radio-Canada, animé pour l’été par Isabelle Richer, une sportive assidue.

La course mène à tout.

Je ne compte plus les fois où, parce que quelqu’un a dit « c’est un coureur » cette personne a bénéficié d’une oreille tout de suite plus attentive, bénéficiant d’un à priori de confiance qui vient avec le simple fait de faire partie de « la famille ».

Je ne compte plus les fois où, dans un club de course, quelqu’un a vendu son chalet, acheté sa maison, trouvé un vélo pour le petit, un compagnon de voyage, un médecin de famille, un conseiller financier, un sommelier (!),  l’amour (oui, oui, et souvent en plus).

Sans compter les amis, qui jaillissent à profusion, toujours prêts pour de nouvelles aventures, pour donner un coup de main lors d’un déménagement, pour organiser un « bis » de cuisine quand l’une d’entre nous se fait opérer pour un ennui de santé.  Une solidarité née du respect des efforts de l’autre, et de la sueur partagée.

À condition de penser à donner autant que l’on reçoit, la course est une caverne d’Ali Baba, pleine de trésors. On y rencontre des gens de tous les milieux, de toutes les professions, de toutes les couches socio-économiques et de tous les talents.  À chacun d’en tirer bénéfice, en offrant ce qu’il a de mieux en retour.

C’est ce qui en fait un terreau si riche pour le réseautage. On se voit tels qu’on est. Dans le meilleur et dans le pire, toutes nos qualités et tous nos défauts exposés au grand vent, et aucun endroit pour se cacher. Cette authenticité qui sort (de force, soit, mais elle sort !) a l’immense mérite de nous faire gagner du temps. Beaucoup de temps. Aucun maquillage (métaphore incluse) qui tienne!

Comme dirait l’autre : « ça a le mérite d’être clair ».

La course est un club privé, dont les portes seraient grandes ouvertes à n’importe qui veut y entrer, librement et dans notre cas, gratuitement.

Il suffit de chausser des runnings. Et de persévérer.

Qui sait ce que vous pourriez y trouver…?

Crédit photo : Stéphane Brazeau

Crédit photo : Stéphane Brazeau