Club de lecture

À lire absolument

Une cuvée de romans qui ont remporté un prix littéraire cette année.

La carte et le territoire


 
La carte et le territoire

Prix Goncourt 2010
La carte et le territoire,
de Michel Houellebecq (Flammarion)

Il l’aura finalement reçu, ce fameux prix qu’on lui prédisait depuis tant d’années! Son cinquième roman est un grand cru : touchant et drôle. Exit la provocation gratuite. Jed Martin, artiste et photographe de cartes Michelin, pivot autour duquel s’agite une foule de people, parmi lesquels on retrouve, dans une pirouette d’autodérision, Houellebecq en personne!

La vie est brève et le désir sans fin


 
La vie est brève et le désir sans fin

Prix Femina 2010
La vie est brève et le désir sans fin,
de Patrick Lapeyre (P.O.L.)

Prof de français à Paris, auteur de six livres, il a séduit avec ce triangle amoureux au centre duquel papillonne la jeune Nora. Elle hésite entre Louis, traducteur parisien, fauché, marié, et Murphy, courtier à Londres, célibataire et riche. Va de l’un à l’autre, leur brisant le cœur à tour de rôle. Ils cèdent au vertige, en redemandent malgré la tragédie annoncée. Superbe et troublant.

Purge


 
Purge

Prix Femina étranger 2010
Prix du roman FNAC 2010
Purge,
de Sofi Oksanen (Stock)

Cette écrivaine finlandaise de 33 ans au look néogothique a récolté plusieurs prix pour ce roman. En 1992, à la fin de l’occupation russe en Estonie, la rencontre improbable de deux femmes. La vieille Aliide va, malgré sa méfiance, accueillir une jeune prostituée russe et, avec elle, trouver la force de réagir. Ode au formidable pouvoir de résistance des Estoniennes.

Apocalypse bébé


 
Apocalypse bébé

Prix Renaudot 2010
Apocalypse bébé,
de Virginie Despentes (Grasset)

Son premier livre, Baise-moi, l’a classée parmi les auteurs trash… Puis, les romans (et les films) suivants ont montré que cette « anarchoféministe » possède une lucidité pénétrante et une écriture décapante lorsqu’elle traduit les mœurs de l’époque. Ce qu’elle fait avec brio dans Apocalypse bébé, qui raconte la fugue de Valentine, 15 ans. Une fin à couper le souffle.

HKPQ


 
HKPQ

Prix littéraire de l’Association France-Québec 2010
HKPQ,
de Michèle Plomer (Éditions Marchand de feuilles)

C’est un roman lumineux et sensuel que ce Hong Kong-PQ, deuxième œuvre d’une Québécoise amoureuse de la Chine, où elle passe la moitié de son temps. La narratrice nous transporte là-bas après le suicide de son petit ami, un despote narcissique. Dans cette ville qui lui sert de refuge, elle va de déambulations jubilatoires en rencontres fortuites qui la ramèneront à la vie.

Le rêve du Celte


 
Le rêve du Celte

Prix Nobel de littérature 2010
Le rêve du Celte,
de Mario Vargas Llosa (Alfaguara)

Il a déjoué tous les pronostics. C’est ce poids lourd de la littérature latino-américaine que l’Académie suédoise a retenu pour « sa cartographie des structures du pouvoir et ses images marquantes de la résistance individuelle, la révolte et la défaite ». Candidat battu à la présidence du Pérou en 1990, il abandonne la politique et s’installe en Espagne. Son œuvre comprend essais, théâtre, nouvelles, romans – dont le jouissif et autobiographique La tante Julia et le scribouillard. Paru en espagnol, Le rêve du Celte, consacré à un diplomate en poste au Congo à l’époque du roi Léopold II, sortira en français en octobre 2011.