Club de lecture

Lecture : polars nordiques

Après Millénium, une vague de romans scandinaves déferle jusqu’ici. Est-ce le froid ? Malgré les noms imprononçables, on s’y sent chez nous...

Camilla Läckberg

L’auteure 

35 ans, nouvelle star de la littérature suédoise à qui certains critiques trouvent des airs d’Agatha Christie. Elle a déjà huit romans à son actif, tous des best-sellers dans son pays même si, publiée dans la même collection que Millénium, Camilla part désavantagée : on ne peut que la comparer à Stieg Larson.

Son héroïne 

Erica Falck, biographe de 35 ans, angoissée par un célibat qui s’étire, par les malheurs conjugaux de sa jeune sœur, par la vie qui passe.

Le lieu du crime 

Fjällbacka, village de pêche idyllique de 800 habitants. Le genre d’endroit connu seulement du fan club d’Ingrid Bergman, qui y a vécu et dont les cendres y ont été dispersées. Géné-ralement, il ne se passe rien à Fjällbacka. Mais comme l’auteure Camilla Läckberg y habite…

Camilla Läckberg - La princesse des glaces


 
Camilla Läckberg – La princesse des glaces

Un titre 

La princesse des glaces, premier volet des aventures d’Erica. Un jour, celle-ci découvre une amie d’enfance nue, les poignets tailladés, congelée dans sa baignoire. Suicide ou… ?

Åke Edwardson

L’auteur

Plusieurs considèrent Åke Edwardson comme le successeur d’Henning Mankell, le maître du polar nordique.

Son héros

Erik Winter est le plus jeune commissaire de Suède. Quadragénaire séduisant et brillant, dandy chic mais pas trop, amateur de jazz. Erik considère que son métier consiste à « endosser cette espèce de rôle de contrepoids actif dans le cycle du mal ».

Le lieu du crime

Si sa compatriote Lisbeth (Millénium) sillonne Stockholm, Erik, lui, arpente les rues glauques de Göteborg, deuxième ville du pays (et lieu de naissance de la Volvo).

Åke Edwardson - Un cri si lointain


 
Åke Edwardson – Un cri si lointain

Un titre

Un cri si lointain : le Mal menace une fillette abandonnée par sa mère alors qu’une femme – sa maman ? – retrouvée assassinée près d’un lac obsède monsieur le commissaire.

Jo Nesbø

L’auteur

Le Norvégien Jo Nesbø pourrait lui-même être un personnage de roman. Avant de prendre la plume avec succès, il a été journaliste économique et surtout figure de proue (chanteur, musicien, auteur) d’un groupe pop rock célèbre en Norvège, Di Derre (« Eux là-bas »).

Son héros

Harry Hole, 32 ans, enquêteur de son état. « Harry est un prénom vraiment dur à porter, a expliqué Jo en entrevue. En norvégien, on l’utilise souvent pour caractériser des ploucs incultes. Je voulais donner un prénom pas sympa à un personnage sympa. »

Le lieu du crime

Surprise : pas toujours Oslo ou les fjords de la Norvège, mais l’Australie, la Thaï­lande… L’une des nombreuses originalités de l’ex-rockeur.

Jo Nesbø - L’homme chauve-souris


 
Jo Nesbø – L’homme chauve-souris

Un titre

L’homme chauve-souris (Flaggermusmannen en version originale) : Harry doit enquêter au pays des kangourous, où une de ses compatriotes, petite vedette de la télé de 23 ans, a été tuée. Ce premier livre signé Nesbø a remporté le Prix du meilleur roman policier nordique
en 1998.

Arnaldur Indridason

L’auteur

Il faut s’y prendre à quelques reprises pour bien prononcer ce nom : Arnaldur Indridason. Mais on apprend vite à aimer ses livres. Cet Islandais père de trois enfants est rapidement devenu l’ambassadeur non officiel de son île isolée dans l’Atlantique nord.

Son héros

Homme hanté par ses démons, le commissaire Erlendur a une fille compliquée, un penchant pour l’alcool et une propension à dormir tout habillé. Un personnage complexe, comme tous ceux nés de l’imagination de cet auteur formidable obsédé par le passage du temps et les secrets qu’il recèle.

Le lieu du crime

C’est grâce aux neuf romans de la série des Erlendur que des milliers de gens se familiarisent avec l’Islande et ses 300 000 insulaires et s’étonnent qu’il se passe tant de trucs tordus dans ces villages si pittoresques qu’on voit dans les brochures touristiques. « Je crois que je deviendrais un auteur affreusement mauvais si j’essayais de me conformer à l’image que les étrangers ont de l’Islande ou, au contraire, de la contredire. Je ne m’inquiète donc pas de l’image que je peux donner de mon pays. »

Un titre

L’homme du lac : à la suite d’un tremblement de terre, un squelette remonte à la surface. S’il pouvait parler, que dirait-il sur la présence d’un émetteur radio attaché à ses vieux os ?