La grâce des brigands de Véronique Olvadé

L’histoire d’une écrivaine qui « aurait probablement aimé être une femme scandaleuse ».

 

grace des brigands

L’amorce

Une narratrice retrace le parcours de Maria Christina Väätonen : enfance triste dans une ville du Nord canadien, rupture avec sa famille à l’adolescence et arrivée en 1969 dans une Californie où tout est possible, amours avec un vieil écrivain aigri, parution d’un premier roman (fortement autobiographique) qui lui apportera célébrité et fortune à 17 ans grâce à sa « petite gueule triste et glamour ». On suit Maria Christina dans les dédales de sa vie mouvementée jusqu’en janvier 1994, alors qu’un tremblement de terre ébranle Los Angeles.

Les thèmes

Désir d’émancipation. Douloureuse relation mère-fille. Présence floue du père. Revers de la célébrité. Charme des mauvais garçons, ces « brigands ».

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Les points forts

Véronique Ovaldé a l’art de brosser des portraits de femmes irréductibles. Impossible de résister. Dès le début, on est emportée par le ton vif et inventif du roman, qui captive jusqu’à la dernière page.

Un court extrait

Elle est fascinée par les fruits qui ne sont pas de la bonne taille. En Californie, les tomates sont grosses comme des melons et les melons aussi gros que des pastèques. Elle a l’impression d’être dans un vieux film de science-fiction.

Éditions de l’oliVier, 288 pages. En librairie le 19 août.

Pour lire un passage exclusif de notre livre du mois : La grâce des brigands

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Crédit : Christian Kettiger

Véronique Ovaldé

Naissance en 1972 en France dans une « petite ville sans grâce ». Déjà, toute jeune, Véronique rêve d’écrire. Un travail dans l’édition la rapproche du but. En 2000 paraît un premier roman, Le sommeil des poissons. C’est avec le touchant Déloger l’animal (2005) que le public et la critique la découvrent. Et mon cœur transparent (2008), son cinquième, est primé et le septième, Ce que je sais de Vera Candida, remporte le Renaudot des lycéens 2009, le prix France Télévisions 2009 et celui des lectrices de Elle 2010. Suivent Des vies d’oiseaux (2011) et La grâce des brigands, auquel Châtelaine prédit une place de choix dans la course aux prix d’automne. Ces romans, dont plusieurs se déroulent dans des contrées imaginaires, sont traduits en une vingtaine de langues.

Éditrice au Seuil – collection « Points » –, maman de trois enfants (15 à 3 ans), l’auteure a-t-elle quelque ressemblance avec cette Maria Christina ?

« Nous avons des choses en commun », reconnaît-elle dans un entretien par courriel. « Une certaine opiniâtreté, un grand sens du désordre, des petits fragments d’enfance, la conviction que les livres sauvent des familles asphyxiantes, mais elle conduit une Mustang, ce qui n’est pas mon cas.»

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