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Marina Orsini: ma vie en 5 livres

La comédienne et animatrice a été marquée par deux classiques, mais ce sont les mots d'auteurs québécois qui lui ont apporté du réconfort après la mort de sa mère.

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Photo: Manon Boyer

 

Ma mère est un flamant rose (2013)

Quand ma mère est décédée, ç’a été une grande perte, et on dirait que j’ai eu besoin de perpétuer sa place, son rôle. Je suis tombée sur ce titre de Francine Ruel, qui m’a charmée. Ce n’est pas que sa maman ressemblait à la mienne, pas du tout, mais ça m’a fait tellement de bien de lire sur la relation mère-fille. Même si ma mère n’est plus là, je lui écris encore – et beaucoup.

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C’est le cœur qui meurt en dernier (2013)

La mère de Robert Lalonde était un personnage incroyable, une grande tragédienne, un peu à la Joan Crawford. C’est du moins ce qui transparaît dans son récit, qui aborde le rapport mère-fils. J’ai moi aussi un fils, et j’avais besoin d’entendre un gars parler de sa mère. Robert a accompagné la sienne jusqu’à la fin. Savoureux.

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La prophétie des Andes (1993)

Ginette Achim, mon agente, m’avait offert cet ouvrage de James Redfield, dont j’ai souligné de grands passages au marqueur fluo. Il contient neuf clés, neuf enseignements sur la vie, sur le rôle qu’on a face à toute chose, et que toute chose a face à nous. C’est l’un des textes qui m’ont le plus parlé jusqu’ici. Il traite de l’importance de prendre soin de l’environnement, des animaux, des humains, de l’amour… C’est exceptionnel.

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L’album multicolore (2014)

Romancière et poète, Louise Dupré a aussi écrit pour le théâtre. Le récit qu’elle fait du départ de sa mère est tout en dentelle, on y sent une infinie tendresse. Ma mère prenait beaucoup de place dans mon existence, et pour les bonnes raisons. Les 10 dernières années de sa vie, nous avons habité l’une en face de l’autre. Nous étions très liées, presque siamoises. Quand elle est partie, j’ai éprouvé une soif de lire sur le vide et le vertige liés au deuil. Ce livre est l’un des trois titres qui m’ont vraiment fait du bien.

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Le petit prince (1943)

Ai-je besoin de résumer l’histoire ? C’est un livre important, qui devrait se trouver dans la bibliothèque de tout le monde. Je le relis régulièrement, et c’est étonnant à quel point on va plus loin dans les couches de sens à mesure qu’on vieillit. Une leçon de vie toute simple, pleine de naïveté, mais ô combien profonde, que nous a livrée Antoine de Saint-Exupéry.marinaorsini-livre5