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Cancer du poumon : détecter tôt pour mieux intervenir

Près du quart de tous les décès liés au cancer au Québec sont causés par le cancer du poumon, qui est aussi le plus diagnostiqué dans la province. Bon à savoir : sa détection précoce peut permettre une prise en charge plus rapide.
Cancer du poumon : détecter tôt pour mieux intervenir

En 2017, la vie de Sylvie a basculé. Alors que son médecin de famille lui fait passer un examen de la thyroïde, il remarque un nodule sur son poumon droit. Une tomodensitométrie plus poussée révèle un second nodule à l’aspect un peu plus suspect. Puis, le diagnostic tombe : cancer du poumon. Sylvie, alors dans la mi-cinquantaine, est sous le choc : « Je n’ai jamais fumé une seule cigarette de ma vie ! », précise cette résidente de Québec.

Huit ans plus tard, Sylvie se rend compte que certains signaux auraient dû lui faire suspecter un problème de santé. « J’étais plus fatiguée que d’habitude et j’avais perdu huit livres, alors que mon poids a toujours été très stable, se souvient-elle. Même si c’était subtil, ce n’était pas normal. »

Des symptômes à surveiller

La fatigue et la perte de poids inexpliquée font en effet partie des symptômes associés au cancer du poumon, tout comme l’essoufflement, la toux, les sécrétions avec du sang et la douleur thoracique, entre autres. « Quand les symptômes sont inhabituels, persistent quelques semaines ou s’aggravent dans le temps, il faut s’inquiéter et penser à consulter », conseille la Dre Nathalie Daaboul, hémato-oncologue au Centre intégré de Cancérologie de la Montérégie.

Et comme certains symptômes peuvent être confondus avec ceux d’autres maladies comme la pneumonie, le rhume et les allergies, la médecin spécialiste recommande de jouer de prudence. « Dans le doute, il est toujours recommandé de discuter de sa santé pulmonaire avec un professionnel de la santé », ajoute-t-elle.

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Cela est d’autant plus vrai pour les non-fumeurs ou pour les personnes plus jeunes, qui ont tendance à attendre beaucoup plus longtemps avant de consulter, « car ils se disent en forme avec peu de problèmes de santé », explique la Dre Daaboul.

Les sites cancerpulmonairecanada.ca et portezattention.ca constituent aussi des sources fiables au sujet des signes, des symptômes et de certains facteurs de risque des maladies pulmonaires. 

Cancer du poumon : détecter tôt pour mieux intervenir

Mordre à nouveau dans la vie

Sylvie, elle, a obtenu son diagnostic à un stade précoce, ce qui a permis une intervention rapide et un suivi médical rapproché. Grâce à ce suivi, deux récidives ont été prises à temps, de sorte que les médecins ont pu intervenir avant que ces nouveaux nodules prennent de l’ampleur.

Même après ces années, elle mène aujourd’hui une vie épanouie, entourée de ses cinq enfants et quatre petits-enfants qu’elle adore. « Je profite de chaque jour qui passe », dit-elle.

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Il faut savoir que le Québec dispose d’un programme de dépistage du cancer du poumon destiné aux personnes asymptomatiques ayant un haut risque de développer la maladie – qui sont âgées de 55 à 74 ans et qui fument depuis au moins 20 ans, entre autres. Sylvie encourage des gens admissibles à s’informer : « Ça peut vraiment faire une différence », dit-elle.

Afin de connaître son admissibilité à ce programme et de prendre rendez-vous, le cas échéant, on peut consulter notamment son médecin de famille, une infirmière praticienne spécialisée (IPS) ou un pharmacien.

Les opinions exprimées dans cet article sont uniquement celles des personnes interrogées.

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