Commandité

La collaboration est essentielle dans la gestion des migraines sur le lieu de travail

Employeurs et employés peuvent trouver ensemble les aménagements qui aideront les employés à continuer à travailler et à réussir leur vie professionnelle.

Créé par Mediaplanet pour une société pharmaceutique axée sur la recherche et membre de l’IMC

Susan Cape, patiente atteinte de migraine vivant en Ontario, appréhende toujours la prochaine crise.

« Je ne sais jamais quand elles arrivent et je ne sais pas quand elles seront ingérables », raconte Susan. « Parfois, j’ai des vertiges qui disparaissent après quelques minutes, et même si je me sens un peu fatiguée, je peux continuer à travailler. Mais certains jours, j’ai des nausées et un mal de tête énorme qui peut durer deux heures. »

Susan, travailleuse sociale, subit les symptômes de la migraine de façon quasi quotidienne et elle s’inquiète d’avoir à annuler des clients.

Mais ce n’est pas la seule. D’après Migraine Quebec, 12% de la population mondiale souffre de migraine et les femmes ont trois fois plus de chances d’être touchées que les hommes. La migraine est une maladie neurologique qui se traduit par des symptômes tels que la fatigue, la douleur, des nausées, le vertige, des troubles de la vision, des engourdissements et des fourmillements. Selon des recherches, les éléments déclencheurs de la migraine peuvent inclure le manque de sommeil, le fait de sauter des repas, la consommation d’alcool et de certains aliments, le stress et les changements hormonaux, comme pendant les menstruations. Pour les gens atteints de migraine chronique, comme Susan, les maux de tête apparaissent au moins 15 jours par mois.

Les personnes souffrant de migraine continuent de travailler, par peur de la stigmatisation et de perdre leur emploi

La migraine a un impact considérable sur le lieu de travail. D’après une étude canadienne menée en 2010, les migraines sont la troisième cause dans la perte de productivité due à l’absentéisme nationalement. Mais, bien que les personnes atteintes de migraine aient besoin de jours de repos, elles se rendent aussi au travail malgré la forte douleur et les symptômes.

A cause de la stigmatisation et de la peur de perdre leur emploi, les personnes souffrant de migraine continuent de travailler, explique le Dr Elizabeth Leroux, neurologiste et spécialiste des maux de tête au centre médical Brunswick de Montréal. « Ils vont se rendre au travail alors qu’ils ne sont pas bien et tenteront de faire de leur mieux. Ils essaient de le cacher », précise-t-elle.

Dr Elizabeth Leroux, neurologiste et spécialiste des maux de tête au centre médical Brunswick de Montréal.

Le Dr Leroux explique que les employeurs devraient être formés à la question des migraines et qu’ils devraient fournir une assurance médicament prenant en charge les traitements contre la migraine, dont les traitements préventifs afin de soutenir leurs employés. Les employeurs devraient également proposer des aménagements raisonnables pour permettre aux employés de se sentir bien et d’être le plus productifs possible. Ces aménagements peuvent être :

  • Une politique « zéro parfum » pour éviter les migraines causées par les odeurs
  • Adapter l’éclairage
  • Optimiser le poste de travail pour améliorer la posture
  • Une couverture pour les soins paramédicaux, comme la physiothérapie et l’ergothérapie

« On ne devrait pas demander un certificat médical à une personne souffrant de migraine quand elle s’absente. Il faut faire confiance et reconnaître que les personnes atteintes de migraine ne cherchent pas à obtenir des congés maladies tous frais payés », explique le Dr Leroux. « Les employeurs et les employés atteints de migraine doivent mettre en place une collaboration. Il devrait y avoir une culture d’ouverture, de compréhension et de soutien. »

Entourez-vous de personnes qui vous soutiennent

La migraine chronique de Susan a démarré environ un an après le début de sa carrière, avant qu’elle n’ouvre son propre cabinet. « J’ai été confronté à des employeurs et des superviseurs qui ne comprenaient pas ce qui m’arrivait. Qui pensaient que ce n’était qu’un simple mal de tête, rien de plus », raconte-t-elle. « J’ai demandé des aménagements à plusieurs reprises et j’ai fait face à beaucoup de résistance, ce qui a rendu les choses très difficiles pour moi ».

Susan explique qu’il est indispensable qu’il y ait moins de stigmatisation sur le lieu de travail et plus de soutien. Elle précise également qu’il est important de s’entourer de personnes qui vous soutiennent et d’entrer en contact avec d’autres personnes souffrant de migraine, grâce aux groupes dédiés sur les réseaux sociaux et aux rencontres en personne. Pour elle, ce qui l’aide à prévenir et à gérer ses migraines c’est le fait de se lever tous les jours à la même heure, de dormir suffisamment, de manger à intervalle régulier et de pratiquer la pleine conscience et le yoga.

« J’ai une carrière brillante. Il y a huit ans de ça, je n’étais pas la même personne. Je n’avais pas, dans mon entourage professionnel , le soutien ni les personnes adéquates qui comprenaient le problème des migraines », explique Susan.  « Nous devons remettre en question les idées reçues concernant la migraine et faire savoir aux gens qu’il s’agit d’un réel trouble neurologique. Quand on est pris au sérieux et qu’on se sent soutenu, alors on peut faire notre travail, profiter de notre carrière et réussir. »

Si vous souffrez des symptômes de la migraine, rendez-vous sur migrainequebec.org pour en savoir plus sur cette maladie et sur les différents ressources disponibles.

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