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Pause ensoleillée à Saint-Martin

Paysages paradisiaques, plages de sable blond, cuisine raffinée et activités épatantes, l’île de Saint-Martin est la destination idéale pour se ressourcer en toute saison.

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Le minibus touristique de Frank Chance sillonne la côte de l’île de Saint-Martin sous un soleil brûlant. D’un côté, la mer étincelante des Caraïbes à perte de vue. Au loin se découpent les îles d’Anguilla et de Saint-Barthélemy, ses voisines dans l’archipel des Petites Antilles. De l’autre, un relief volcanique couvert d’une végétation luxuriante. Cactus, palmiers, manguiers et bananiers défilent au rythme des villages que nous traversons.

Le tour complet de ce confetti de terre déposé sur l’océan durera à peine une heure. C’est cinq fois moins de temps qu’il n’en a fallu pour venir en avion depuis Montréal.

« Saint-Martin, c’est une histoire d’amitié entre deux nations qui dure depuis 370 ans. Nous sommes un exemple d’amour, d’unité et de tolérance », explique le guide touristique pour souligner la particularité de son île natale à la double nationalité. Le sud de l’île, dont la ville principale est Philipsburg, relève des Pays-Bas. Festif et un brin flambeur, il est le paradis des noctambules et des adeptes du casino. Quant au nord, dont le chef-lieu est Marigot, il arbore le drapeau français. Dans ce petit bout d’Hexagone, la francophonie et les arts de la table sont à l’honneur.

Frank gare son minibus à la sortie de Marigot, au pied des ruines du Fort Louis. D’anciennes barricades surplombent la plus grande ville de l’île, son marché, son port et ses bateaux de plaisance. Des touristes s’extasient, appareil-photo en main, devant la vue digne d’une carte postale.

Photo: Donovane Tremor

Quels plaisirs de la table !

Une dizaine de kilomètres plus loin, à Grand-Case au bord de la mer, les terrasses des restaurants débordent de clients épicuriens. Un fumet appétissant embaume les rues de la capitale gastronomique de l’île. Au menu, foie gras, magret de canard, carré d’agneau, escargots de Bourgogne, truffe noire du Périgord et fromages crémeux côtoient de grands vins importés du Vieux-Continent. Pas de doute, on est bien en France !

La gastronomie saint-martinoise ne serait toutefois pas complète sans sa petite touche créole. Pilons de poulet frit, beignets de banane plantain et colombos de fruits de mer se mêlent joyeusement à la cuisine française, sans oublier l’incontournable Guavaberry Punch, spécialité de rhum infusé de baies acidulées qu’on ne trouve qu’ici.

Photo: Donovane Tremor

Des produits si fins

Après nous être régalés de tous ces plats goûteux, cap sur le village de Colombier.

Louis et Luz-Maria Maccow, qui nous y accueillent, sont les maîtres incontestés du Guavaberry Punch. Ils en produisent 8 000 litres par année depuis 2004. Les touristes peuvent visiter la distillerie Guavaberry Colombier Tradition et même cueillir quelques baies – semblables aux bleuets québécois – dans les champs alentour.

Cette boisson alcoolisée est distribuée dans toute l’île de Saint-Martin et exportée en France métropolitaine. « C’est la boisson traditionnelle de Noël pour les gens d’ici. Mais les touristes aiment la déguster toute l’année, alors c’est aussi devenu un souvenir typique d’un voyage sur l’île », dit Louis Maccow.

Autre emblème local, la parfumerie Tijon offre aux visiteurs de fabriquer leur propre parfum pour ainsi garder un souvenir olfactif de leurs vacances. Guidés par Émilie Lacraz, nez professionnel à la passion communicative, les apprentis-chimistes apprennent à marier les différentes essences pour créer une fragrance personnalisée avant de lui donner le nom qui sera gravé sur le flacon.

Photo: Donovane Tremor

Une ambiance festive

Une musique entraînante s’échappe des pentes du Pic Paradis, le plus haut sommet de l’île. L’ambiance de la Loterie Farm bat son plein. Ce complexe de loisirs propose de siroter un cocktail au bord d’une piscine dominée par les montagnes – il est d’ailleurs possible d’explorer ces monts en tyrolienne. Des vacanciers esquissent quelques pas de danse près du bar, mojito à la main.

La fête se poursuit jusqu’aux petites heures de la nuit dans les rues de Maho, village situé dans la partie néerlandaise de l’île. Les néons clignotants des casinos, bars, karaoké, boîtes de nuit et strip clubs donnent à cette place des allures de mini Vegas. Parfait quand on veut s’amuser !

Photo: Marko Radisavljevic

La mer qu’on voit danser…

On cherche davantage de tranquillité ? On va se prélasser sur l’une des 37 plages de l’île. La plupart d’entre elles sont accessibles par la route, mais certaines nécessitent de louer un bateau pour y accéder. L’occasion, au passage, d’admirer les villas luxueuses en front de mer. Celle de la chanteuse américano-colombienne Shakira, dans la baie de Lowlands, ne possède pas moins de 18 chambres. Qui dit mieux ?

Toujours en bateau, on se rend aux îlets de Pinel et Tintamarre, deux gros cailloux à explorer au large de Saint-Martin. Ces terres inhabitées sont le paradis des iguanes, des colibris et de toute la faune marine, qui peuple leurs eaux turquoise. Les plus aventuriers, munis de masques et de tubas, pourront plonger pour apercevoir des tortues, des raies, des oursins et une multitude de poissons colorés. Un spectacle à couper le souffle !

« Le secret pour en observer, c’est de prendre son temps », explique Robin, conducteur d’un bateau d’excursions touristiques. Comme il a raison ! « Vivre l’instant présent… et savourer ce qui s’y passe, c’est d’ailleurs là toute la philosophie de Saint-Martin », dit-il avec justesse.

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