Combien devrait-on dépenser pour ses vêtements?

Comment déterminer la part de son budget que l’on peut consacrer à sa garde-robe et comment dépenser de façon futée ces dollars durement gagnés.

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Photo: Jacek Dylag/Unsplash

Pour Gwyneth Paltrow, des flâneurs Gucci ou un sac Chanel représentent de bons investissements, qui figurent parmi les 10 éléments essentiels d’une garde-robe. Pour acquérir tous les articles de cette liste, il en coûte au bas mot 20 000 $.

Pas très accessible pour le commun des mortels!

Viser 5%

Selon certains planificateurs financiers, on devrait se permettre de dépenser pour sa garde-robe l’équivalent de 5% de son salaire mensuel après impôts. Ainsi, s’il nous reste 3 500 $ par mois après impôts, notre budget vestimentaire mensuel serait de 175 $. S’il nous reste 5 500 $ par mois, ce budget pourra atteindre 275 $.

Il faut se rappeler que ces chiffres s’étendent au ménage. Pour les célibataires, pas de souci. Mais pour celles qui ont des enfants à charge, c’est une autre histoire.

De plus, le chiffre de 5% est un guide, qui tient pour acquis qu’aucune dette ne pèse sur notre budget. Le remboursement des dettes est une priorité: il devrait occuper la plus grande part de nos dépenses (la règle veut qu’une proportion de 15% à 20% du salaire net devrait servir à rembourser les dettes). Ainsi, il se peut qu’on doive être raisonnable et repousser l’achat d’une nouvelle robe.

Peut-être la règle du 5% nous convient-elle. Mais si on est serré et qu’on souhaite restreindre ses dépenses vestimentaires, les règles pratiques qui suivent pourraient s’avérer utiles.

La règle de base «viande-patates»

Le designer Michael Kors prône cette règle: 70 % de notre garde-robe devrait être composée d’articles de tous les jours. Ce sont les basiques, qu’il appelle la partie «viande-patates»: pantalons et jupes passe-partout, hauts de couleur unie, jeans. Les 30% restants, c’est le «dessert», les petits extras qui illuminent les tenues: tissus brillants ou à motifs, accessoires… En adoptant cette règle budgétaire, il est plus facile de freiner les achats impulsifs.

La formule du coût par utilisation

Moins dépenser pour ses vêtements ne veut pas dire acheter de la marchandise de moindre qualité. Il faut plutôt s’assurer d’en avoir pour son argent, d’où la formule du coût par utilisation. On peut dépenser 150 $ pour un superbe jean qu’on portera trois fois par semaine pendant deux ans (312 fois), ce qui revient à un coût par utilisation de 0,48 $ (pas mal!). On peut aussi acheter un pantalon de mauvaise qualité pour 30 $ et le porter 10 fois (jusqu’à ce qu’il se décolore, bouloche et s’étire), ce qui revient à 3 $ la fois. Quel est le meilleur achat?

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