J’ai testé: la vente de vêtements sur le web

Sophie St-Laurent, notre directrice mode-beauté, a décidé qu’il était temps d’épurer sa garde-robe. Elle a fait un tri dans ses vêtements et les a vendus en ligne. Comment a-t-elle trouvé l’expérience?

 

Un matin, j’ai décidé que ça y était. J’y pensais depuis des mois. Mais j’ai procédé à l’épuration en règle de ma garde-robe uniquement parce que je n’avais plus le choix: je devais me préparer à l’arrivée inattendue d’une coloc (La petite histoire? Entre deux hypothèques, ma mère a emménagé dans notre tout petit cottage du 450). Voilà donc ce qui m’a forcée à libérer la deuxième penderie que je squattais depuis des années dans la chambre d’amis.

En dénudant pôles et tablettes pour visualiser le contenu complet de mes achats dispersés dans deux walk-ins, j’ai dû me rendre à l’évidence: je ne portais PAS la majorité de mes vêtements. La honte me gagnant, j’ai alors consacré un samedi entier à me libérer de mon marasme textile en appliquant à la lettre les règles que les experts ès garde-robe suggèrent à qui mieux mieux – soit de trier le tout pour donner, jeter, réparer ou garder.

Photo: iStock
Photo: iStock

Au passage, j’ai redécouvert des petits trésors qui dormaient çà et là sans que je ne m’en soucie; j’ai donné à la suivante en offrant pas mal de choses à mon bazar de quartier et j’ai enfin décidé de faire raccourcir l’ourlet de ce pantalon dans lequel je m’enfarge.

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Pour quelques belles pièces sélectionnées, j’ai décidé de tenter la vente. Récupérer un petit montant d’argent pour quelques bons investissements qui ne me vont plus, c’est valable non? J’ai donc mis à l’épreuve la boutique en ligne Deuxième Édition (j’aurais aussi pu choisir d’autres vide-dressings comme raymond4.com ou mcouture.com), lancée l’an dernier par Catherine Paiement-Paradis, une ex-journaliste devenue sa propre boss. Cette boutique virtuelle au look épuré joue en fait à l’entremetteuse en permettant à des filles de trouver leur compte, qu’elles cherchent à vendre ou à acheter des vêtements neufs ou usagés. Bref, c’est la friperie 3.0.

Le concept est simple. Même pas besoin de se déplacer: tout se fait par échange de courriels et envois postaux. On propose d’abord nos vêtements et accessoires en envoyant des photos. S’ils sont retenus, on approuve le prix de vente suggéré par le site. Une fois l’entente conclue, Deuxième Édition fait la mise en marché de nos articles en échange d’un pourcentage de la vente (entre 50% et 70%, selon le prix établi, donc on reçoit entre 30% et 50% du montant de la vente).

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Une première collection de mes encombrants – mais quand même jolis – vêtements consignés par l’équipe Deuxième Édition a donc trouvé son chemin jusqu’à cette vitrine numérique. À ma grande surprise, j’ai vendu beaucoup de choses. Une pochette griffée jamais sortie de sa boîte, des mocassins portés une seule fois, une robe façon léopard achetée sur un coup de tête, une veste trop juste trouvée en ligne que j’ai omis de retourner, etc.

Au début, j’étais sceptique. Mais laissez-moi vous dire que lorsque le virement Interac entre (les vendeuses sont rétribuées ainsi deux semaines après la vente en ligne d’un article) et que vous réalisez que vous venez de faire des sous avec des articles qui n’étaient plus utiles, eh bien, vous avez vite la piqûre!

Depuis, j’ai récidivé deux fois. Résultat? Avec une vingtaine d’articles vendus, j’ai regarni mon compte bancaire de plus de 500$. Le défi, honnêtement, c’est de ne pas dépenser aussitôt le fruit de ses gains en achetant d’autres belles choses sur le site – ce que j’ai malheureusement fait. Mais ça, c’est une autre histoire… et j’ai promis de m’en tenir à une seule penderie à l’avenir!

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