Tendances

La mode en ligne

Renouveler sa garde-robe en naviguant sur Internet, c’est excitant, efficace et ultra-facile. Conseils et sites de choix permettant de se débrouiller comme une pro.


 

Les catalogues qu’adoraient nos grands-mères ont bien changé : l’achat en ligne est de plus en plus populaire. Selon l’Enquête canadienne sur l’utilisation d’Internet (ECUI) publiée par Statistique Canada en 2010, 39 % des Canadiens de 16 ans et plus se procurent des biens et des services par Internet. Le tiers d’entre eux achètent des vêtements, des bijoux, des accessoires. Une étude de la Nielsen Company avance pour sa part que, dans le domaine du commerce électronique, c’est la vente de vêtements en ligne qui accuse la plus forte croissance. À preuve, au Canada seulement, les chiffres ont augmenté de 8 % en quatre ans.

Les avantages

Le cybermagasinage présente de nombreux avantages, notamment la possibilité de s’y adonner à toute heure, sept jours sur sept, sans avoir à quitter ses pantoufles. Pas besoin de chercher un stationnement, de marcher des heures dans la foule, de porter des paquets… On surfe de boutique en boutique. Résultat? Le lèche-vitrine devient un jeu d’enfant : on peut comparer les prix et la disponibilité des articles grâce à quelques clics de souris.

Les fanas de mode ajouteront que le Web offre un autre avantage non négligeable : on passe enfin la porte de détaillants auxquels on n’a pas accès chez nous. Les fashionistas partent donc régulièrement en virée shopping sans dépenser un sou en billets d’avion! Destination : Topshop à Londres, avec escale à New York chez J.Crew. Ça vaut le coup si on habite une ville où les chaînes ne se sont pas encore installées : pas de Mango à Dolbeau, d’Old Navy à Granby? Ce n’est plus un problème!

Qui plus est, avec les vitrines Web, les bonzes du marketing rivalisent d’ingéniosité pour nous attirer. On a droit à des exclusivités ou à des collections spéciales qu’on ne verra jamais dans les boutiques. Et que dire des soldes? Parfois, grâce aux promotions réservées à la clientèle internaute, certains articles sont moins chers qu’en magasin.

L’envers de la médaille

Bien sûr, le shopping en ligne a ses limites et ses petits inconvénients. Ce fabuleux pull en laine mérinos irrite-t-il la peau? Ce blouson en matière synthétique imite-t-il vraiment le cuir, ou a-t-il l’air d’une cuirette bon marché? Malheureusement, le Web ne permet pas encore de toucher, d’inspecter, donc de juger de la qualité réelle d’un produit.

L’un des principaux bémols de l’achat en ligne? Impossible d’essayer avant d’acheter. Heureusement, on peut se fier aux tableaux de tailles fournis par les détaillants-fabricants (Reitmans ou Bedo, par exemple), qui reflètent généralement fort bien la réalité. Ça se complique si on clique sur un site multimarque et qu’on convoite un vêtement d’une griffe dont on n’a jamais fait l’essai…

Vêtements sur la photo :
Carré de soie, Tara Jarmon, 150 $, chez Billie.
Collier, Banana Republic, 95 $.
Veste, Tara Jarmon, 550 $ chez Billie.
T-shirt, Reitmans, 18 $.
Sac, Aldo, 40 $.
Pantalon, Reitmans, 46 $.
Ceinture, Gap, 34,50 $.
Chaussettes, American Apparel, 11 $.
Bottillons, Spring, 69,99 $.

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Une cybermagasineuse avertie en vaut deux

Pour magasiner efficacement et sans trop de difficulté, on obéit aux sept commandements suivants :

  • D’abord, on s’assure que le détaillant expédie sa marchandise au Canada. Il n’y a rien de plus décevant que de trouver enfin chaussure à son pied, pour découvrir ensuite que l’offre comporte des limites géographiques. Le truc? Avant d’emplir son panier virtuel, on simule un achat. C’est plus rapide que de décortiquer l’information sur les politiques d’envoi.
  • On se renseigne sur les tarifs de livraison. Ceux-ci varient d’un détaillant à l’autre et il arrive que l’article déniché à prix d’ami coûte finalement deux fois plus cher que si on se l’était procuré au magasin.
  • On vérifie si les prix sont affichés en dollars canadiens. Sinon, on navigue calculette à la main pour convertir les devises en fonction du taux du jour.
  • On cherche les codes promotionnels qui donnent droit à des rabais, des cadeaux avec achat, la livraison ou un emballage-cadeau gratuit, etc.
  • Dans un monde idéal, on est satisfaite de ce qu’on a commandé, mais les retours sont parfois inévitables. Quelle est la politique de l’entreprise en cas de retour et d’échange? Quelle sera la procédure pour réexpédier la marchandise et obtenir un crédit dans son compte? Y aura-t-il des frais à payer? Bon à savoir, la vitrine Web d’un détaillant traditionnel autorise parfois les retours ou les échanges en magasin.
  • Si on passe à la caisse, on imprime le reçu ou la confirmation, que l’on classera dans ses archives. Généralement, une confirmation de la commande est transmise par courriel. Il faut alors sauvegarder ou imprimer tous les documents utiles au suivi de la commande ou à la résolution d’un éventuel problème.
  • Recevoir la marchandise commandée peut être fort excitant. C’est un peu comme Noël en juillet! Toutefois, on n’oublie pas de conserver la boîte originale, l’étiquette ou le bon de livraison pour un retour éventuel.

Vêtements sur la photo :
Robe, Bodybag by Jude, 166 $.
Sac, Gap, 79,50 $.
Collant Microfibre 3D, Simons, 9 $.
Chaussures, Browns, 398 $.

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Transactions décodées

Chiccane est une boutique virtuelle qui ne propose que des griffes québécoises. Sa fondatrice, Annick Charbonneau, une as du cybermagasinage, nous éclaire sur quelques questions épineuses.

Faire des transactions en ligne, est-ce sécuritaire?
Les grandes enseignes qui ont pignon sur le Web sont blindées. Mais il faut d’abord vérifier qu’un petit cadenas barré apparaît dans le coin droit, au bas de l’écran, au moment de transmettre des renseignements personnels et son numéro de carte de crédit : il nous assure que personne ne pourra pirater nos coordonnées. Autre indice? L’adresse du site transactionnel passera de http à https (« S » signifiant sécurité – dans la barre du fureteur), au moment où on commandera.

Est-ce compliqué de retourner un article?
Si on se limite aux sites canadiens, les retours sont généralement très simples. Toutefois, il faut bien étudier les politiques lorsqu’on achète un article provenant de l’étranger. Certains détaillants ne vous créditent que la valeur de la marchandise retournée, vous laissant la responsabilité financière des coûts de réexpédition, tandis que d’autres se chargent de tout.

Si j’ai fait une erreur dans ma commande, pourrai-je parler à quelqu’un pour régler le problème?
Un site sérieux devrait indiquer le numéro de téléphone de l’entreprise. Dans le doute, on appelle avant de passer sa commande!

Est-ce qu’on se fait avoir avec les frais d’envoi?
Il arrive que l’on calcule le tarif de livraison en fonction de la valeur ou du nombre d’articles achetés. Cela risque de majorer de façon importante le montant final de la commande. Par contre, d’autres marchands offrent la livraison gratuite lorsque la commande dépasse un montant X. Chez Chiccane, nous avons un tarif d’envoi fixe de 9 $ par commande, et ce, partout au Canada, afin d’éviter de mauvaises surprises à nos clientes.

Y a-t-il des frais cachés?
Attention aux articles qui viennent de l’étranger : le coût de livraison comprend rarement les frais de dédouanement! Les droits d’importation peuvent varier de 0 à 20 % du prix du produit. Ce tarif dépendra, par exemple, du contenu du colis, du pays d’origine, etc.

Vêtements sur la photo :
Collier, Locale, 24 $.
Chemisier, Mango, 64,90 $.
Cardigan, Mango, 59,90 $.
Ceinture, Tara Jarmon, 115 $ chez Billie.
Bague, Aldo, 12$.
Pantalon, Banana Republic, 124 $.
Pochette, Aldo, 38 $.
Chaussettes, Simons, Jockey, 6 $.
Chaussures, Locale, 120 $.

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Trucs d’initiées

Aller aux nouvelles
Une fois abonnée aux infolettres de ses détaillants préférés, on est avisée par courriel des promotions spéciales et des rabais en ligne. On a tout intérêt à savoir qu’un rabais additionnel de 30 % sur les articles déjà soldés s’en vient!

Radine, va!
On visite d’abord l’onglet « soldes ». En un clin d’œil, on voit la marchandise à prix réduit. Il n’est pas rare d’y trouver des articles en solde final, mais aussi des vêtements et des accessoires des collections passées, disparus des magasins.

Vrai ou faux
Sachez discerner le vrai du faux. On tente de vous vendre un sac Birkin d’Hermès à 100 $? Entre nous, c’est probablement un faux – un vrai vaut environ 5 000 $! Un peu de jugement! Les labels de luxe, procurez-vous-les sur des sites réputés, en mesure d’attester l’authenticité des marques qu’ils offrent.

Shopping à l’année
Magasiner hors saison, pourquoi pas? On peut ainsi obtenir des articles à très bon prix. Rechercher des sandales en décembre ou un pull de cachemire en été permet parfois de faire des économies surprenantes.

Plus, c’est moins
Si possible, on regroupe ses commandes et on achète plusieurs articles à la fois, de manière à limiter les frais de manutention.

Le saviez-vous?

  • L’Office de protection du consommateur réglemente l’achat en ligne. Pour connaître les dispositions de la loi, on consulte son site internet.
  • Postes Canada a établi un partenariat avec des sites américains qui n’acceptent pas encore les commandes canadiennes. Grâce à Libres-frontières, il est maintenant possible de se procurer des dessous La Perla chez Bare Necessities ou une doudoune techno chez Patagonia, puisque ce site permet de payer en dollars canadiens et de voir un prix garanti qui inclut tous les frais d’expédition, de douane et de taxes. Il n’y a pas de frais de courtier, pas de paiement à la réception ni de mauvaises surprises.

Vêtements sur la photo :
Écharpe, Gap, 29,50 $.
Camisole, Eve Gravel, 104 $.
Ceinture, Gap, 34,50 $.
Bracelets argent et noir, Locale, 18,88 $.
Bracelet or et pierres, Aldo, 30 $.
Pantalon, Rich & Skinny, 260 $ chez Billie.
Cabas, Gap, 98 $.
Chaussures, Mango, 139,90 $.
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Carnet d’adresses

Grandes chaînes d’ici

Aldo Chaussures et accessoires de la chaîne québécoise.

Bedo Détaillant qui propose notamment une collection issue d’un partenariat avec le designer Denis Gagnon.

Browns Chaussures de grandes marques et de designers. Belle sélection d’articles soldés.

Roots Du minisac à bandoulière au cabas pratique, on a droit au chic rustique de cette marque canadienne en ligne.

Danier Ce spécialiste du cuir a créé une intéressante section liquidation. Jolies ceintures à bon prix.

Jean-Paul Fortin Bannière de Québec qui distribue des marques de prestige comme Cole Haan, Rosegold et Stuart Weitzman.

La vie en rose Chaîne de boutiques de sous-vêtements dont la démarche précise permet de déterminer la bonne taille pour chaque article.

Le château On y surfe pour des pièces tendance. Retours en magasin acceptés.

Reitmans Géant du détail qui propose des basiques à prix doux. Retours en magasin acceptés.

Simons Grand magasin québécois dont les marques maison allient qualité et prix honnêtes (Twik et Icône).

Designers québécois

Agence KA On y trouve plusieurs designers de la nouvelle vague (Eve Gravel, Annie 50, Rachel F., Bodybag, etc.).

Harricana On s’y procure des accessoires signés par la reine de la fourrure recyclée.

La canadienne Site de la marque de chaussures et bottes haut de gamme conçues à Montréal.

M0851 Marque spécialisée dans le cuir qui propose entre autres des blousons minimalistes et de très beaux sacs d’ordinateur.

Mackage Griffe montréalaise de manteaux qui a séduit des stars internationales comme Halle Berry.

Rudsak Pour débusquer le manteau de cuir parfait ou un sac à main intemporel.

Valerie Dumaine Une jeune designer au style branché qui fait de fort belles robes.

Soïa & Kyo Des manteaux jolis comme tout, conçus à Montréal.

Stacey Zang Une créatrice inventive qui propose des collections pas trop chères.

Mode d’ailleurs

Gap, Old Navy et Banana Republic Vitrines canadiennes (en français) regroupées dans un site. On peut magasiner pour toute la famille à ces trois enseignes et ne recevoir qu’une seule facture. Comme il n’y a pas de frais d’envoi avec une commande de 50 $, on en profite!

J.Crew C’est simple, on aime tout, tout, tout de ce détaillant à l’avant-garde des tendances. Des bijoux branchés aux robes de mariée…

Neiman Marcus Grand magasin américain qui livre au Canada depuis peu. Pour magasiner ou zieuter des marques de luxe pour petits et grands.

Mango Site canadien (en français) de cette chaîne espagnole. Les prix sont en dollars canadiens et les échanges en boutiques sont permis.

Topshop À nous, la collection signée Kate Moss pour cette chaîne anglaise dont tout le monde parle! On passe par le site anglais, qui effectue la livraison outre-mer moyennant des frais, somme toute, raisonnables.

Victoria Secret On se prend pour Gisele Bündchen et on magasine chez le marchand de dessous qui a inspiré tous les autres.

Seulement sur le web

Chiccane On y trouve exclusivement des fringues de designers québécois, de Nadya Toto à Denis Gagnon en passant par les bijoux d’Anne-Marie Chagnon.

Montreal Designer Une vitrine intéressante pour dénicher des pièces de créateurs montréalais qui sont peu distribués dans les boutiques traditionnelles.

Net-A-Porter Ce site est un pionnier de la vente d’articles de luxe en ligne. On y trouve la crème de la crème, du collier Lanvin aux chaussures Yves Saint Laurent. Pour porte­feuilles bien garnis.

The Outnet La version entrepôt liquidation de net-a-porter.com.

Asos Phénomène de la vente en ligne, ce site anglais expédie des articles partout dans le monde et n’est pas gourmand. La section Outlet est vraiment intéressante en raison de ses bas prix.

Shopbob Un site multimarque. Il y en a pour tous les goûts. Livraison gratuite au Canada.

Etsy On y trouve des créations artisanales uniques (bijoux, tricots, accessoires, etc.).

Ebay Site d’enchères en ligne où on peut tout trouver, du pull Sonia Rykiel de la saison dernière au sac à main rétro de Louis Vuitton.

Stylefly Site canadien où l’on peut découvrir beaucoup de marques d’ici et des vêtements écolos.

Ventes à rabais

On a eu la piqûre pour ces boutiques en ligne où l’on doit d’abord s’inscrire (gratuitement) et qui proposent toutes des ventes à rabais d’une durée limitée, réservées à leurs clients abonnés. Les marques proposées sont généralement des labels de luxe ou reconnus. Ainsi, on a vu récemment quelques modèles de chaussures Christian Louboutin sur beyondtherack.com.

gilt.com Marques de luxe à des prix d’ami.

keepitsample.ca Site bilingue made in Montréal.

beyondtherack.com Entreprise d’ici qui solde des marques comme Ugg et Pringle of Scotland.

prive.com Boutique virtuelle montréalaise au look luxueux et moderne.

Boutiques uniques

Billie Site montréalais chouchou des stars, reconnu pour sa sélection pointue de vêtements féminins ayant une touche moderne.

U&I Des marques triées sur le volet difficiles à trouver au Québec.

Onze Aux trois adresses montréalaises de cette enseigne s’ajoute le site Internet. En plus de grandes marques, on y trouve de jolis vêtements créés par des designers peu connus.

SSense Site montréalais de la boutique du même nom qui permet d’acheter des marques de grand luxe quasi impossibles à trouver en boutique au Québec, comme Lanvin et Helmut Lang.

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