Famille tout compris

La gestion de l'imprévu

Pour mères curieuses et irrévérencieuses.

Photo: Plainpicture/Elektrons 08

La fin du monde prévue pour le 21 décembre 2012 (selon de vieux écrits mayas), c’est presque du déjà-vu pour moi : j’ai passé les 12 derniers mois à encaisser des minicataclysmes. En janvier, je suis retournée au travail à temps plein. Dans mon cas, cela signifie demeurer chez moi en linge mou, et piocher plus longuement sur mon ordinateur. Relax ? Ajoutez un déménagement (retardé), la recherche d’une garderie, une grossesse, mille et un virus, une inondation, un relogement temporaire, un re-déménagement (re-retardé), un mari qui change d’emploi et un accouchement et vous obtenez un sport extrême : la gestion de l’imprévu. Une chance que je portais du linge mou !
Question conciliation, on évoque souvent la jongleuse et l’équilibriste. J’ajoute la contorsionniste. Pour se revirer sur un 10 cennes, rien de tel que la flexibilité.

 

Jamie Wright: 37 ans, mariée, mère de deux fillettes de sept et deux ans. Interprète et enseignante en danse contemporaine. Elle vit à Montréal.

Entrevue ave Jamie Wright

À quel moment as-tu décidé de fonder une famille ? Ce n’était pas planifié. Ce n’est pas tombé au bon moment dans ma carrière. Mais je sentais que je devais m’écouter, suivre mon « instinct biologique ». J’ai recommencé à danser à temps plein au bout de cinq mois après chaque accouchement, pour maintenir le momentum.
Que se passe-t-il quand tu dois partir en tournée ? Si ça adonne, on part toute la famille. Ce ne sont pas des vacances, mais plutôt de belles expériences. Les voyages font partie du bagage de nos filles, ce sont des enfants qui s’adaptent bien. Quand je dois y aller seule, je vis un grand paradoxe : j’aime la liberté de voyager sans la famille, mais elle me manque !
Et dans la vie de tous les jours ? Avoir un conjoint qui te soutient, c’est primordial. Nous sommes bien entourés de voisins, d’autres parents, de nos mères. Je suis organisée, mais je ne suis pas une bonne planificatrice. On est un peu broche à foin !
Comment réagis-tu aux imprévus ? En improvisant ! Et avec beaucoup d’humour.