Famille tout compris

Marmots, boulot, dodo

Des mères curieuses, irrévérencieuses, inventives, toujours débordées, souvent bordéliques mais rarement de mauvaise humeur? Il y en a des tonnes. Ici, on fait dans la réflexion joyeuse, le partage amical et les trouvailles astucieuses.

 

La lambada de la réussite
On dira d’une femme juchée au sommet de l’échelle salariale, qui égratigne le plafond de verre, qu’elle a réussi. Avec ou sans manucure. Mais le sceau «réussite» peut s’appliquer aussi à celle qui gagne dignement sa vie après des moments difficiles. Tout dépend de sa grille d’évaluation.

Vous êtes une mère qui travaille?: par défaut, on vous jugera. Pourtant, il n’en tient qu’à vous de déterminer les critères de votre réussite. Mettez la barre à la hauteur de vos ambitions personnelles et hop?! dandinez-vous au rythme de la lambada de vos objectifs.

Avec ma très jeune famille, j’emploie la stratégie «cumul de petits succès». C’est fameux?: réussir un courriel sans faute tout en ayant la moustache épilée me procure un sentiment d’accomplissement profond.

La trouvaille
Bravo! Ces étiquettes méritas souligneront vos succès au quotidien. À utiliser sans modération dans le cubicule («Un autre PowerPoint réussi!») comme à la maison («Belle brassée, ma championne!»).


L’entrevue : Erica Perrot
35 ans, chef de famille, mère de deux filles de 9 et 13 ans.
Entrepreneure, créatrice des poupées raplapla, elle habite le Mile-End, à Montréal.

Comment ta famille influence-t-elle ton entreprise? Ma réalité dicte mes conditions de travail, il faut que ça fonctionne ensemble. Ce ne sont pas des projets séparés, c’est un tout. Aussi, je me fie beaucoup aux réactions de mes filles face à mes créations. Dès le début, ma plus jeune a été une bonne ambassadrice?: elle traînait sa poupée raplapla partout avec elle!

Quelle a été ta meilleure décision d’affaires pour faciliter la conciliation travail-famille?
Il y a trois ans, j’ai ouvert un atelier-boutique à cinq minutes de chez moi. C’est notre deuxième maison. Les filles viennent y faire leurs devoirs en revenant de l’école.

À quel type de réussite aspires-tu? Je ne rêve pas de gérer une multinationale. Je suis ravie que mon travail soit proche de mes valeurs. J’ai un contact privilégié avec la clientèle. Je fais mon horaire. Nos besoins de base sont comblés. Ce n’est pas toujours payant dans le sens du tiroir-caisse, mais côté bonheur, ça l’est!