Santé

De l'huile de poisson pour la migraine et autres nouvelles santé

Voici une preuve de plus que le saumon est bon pour la santé ! Se lever tôt aussi : cela diminue le risque de dépression. Plus : des entrepreneurs combattent la « précarité menstruelle », une serviette hygiénique à la fois.

saumon

Photo : Getty Images

De l’huile de poisson contre la migraine

Manger davantage de poissons gras s’avère bénéfique contre la migraine, ont observé des chercheurs américains. Le secret ? Les oméga-3 qu’ils contiennent ont un effet anti-inflammatoire, ce qui contribue à réduire l’intensité et la fréquence des crises. Pendant quatre mois, 182 volontaires, surtout des femmes – plus sujettes à ces maux de tête carabinés –, ont mangé les repas santé fournis par les chercheurs. Au menu : poisson et poulet, houmous, noix, fruits et légumes. À leur insu, certaines ont eu droit à une diète comprenant 1,5 gramme d’oméga-3 par jour sous forme de poissons gras ou d’huile de poisson ajoutée aux aliments. D’autres ont consommé un menu riche en huiles de soya et de maïs. Résultat : une diminution de 30 % à 40 % des migraines dans le groupe qui consommait davantage de poisson. Cela dit, rien ne sert de vider les étals des poissonniers. Réduire la quantité d’huiles de soya et de maïs de son alimentation se révèle tout aussi primordial, selon les auteurs de l’étude. Abondantes dans l’alimentation nord-américaine typique, ces huiles végétales contiennent des oméga-6, qui augmentent l’inflammation.

Source : British Medical Journal

Des serviettes hygiéniques pour toutes

Chaque fois qu’il vend une serviette hygiénique, le fabricant joni en donne une à une femme dans le besoin. Combattre la précarité menstruelle – le manque d’accès à ce type de produits de base – s’inscrit au cœur de la mission de l’entreprise de la Colombie-Britannique. En près de deux ans d’existence, elle en a fourni gratuitement plus de 100 000. Ses fondateurs, Linda Biggs et Jayesh Vekariya, ont bâti un modèle d’affaires leur permettant d’acheminer leurs dons grâce à des partenaires comme Centraide. Au pays, parmi les adolescentes et jeunes femmes de moins de 25 ans, « une sur trois n’a pas les moyens de se payer les produits d’hygiène féminine dont elle a besoin », souligne Jayesh Vekariya. Elles se débrouillent comme elles peuvent, en utilisant du papier hygiénique ou des linges. Ou encore elles gardent la même protection trop longtemps – au risque d’avoir un choc toxique, s’il s’agit d’un tampon. En plus de la pauvreté, l’éloignement géographique constitue une autre source d’iniquité. Dans certains villages du Nunavut, les frais de transport font grimper le prix d’un paquet de serviettes hygiéniques à 20 $; c’est quatre fois plus cher qu’à Montréal. Joni expédie donc sans frais partout au pays ses produits achetés en ligne.

Photo : Getty Images

Se lever tôt pour contrer la déprime

Plus on se lève tôt, moins on risque de souffrir de dépression. Il suffirait de devancer d’une heure le moment de se mettre au lit et de s’en extirper pour diminuer ce risque de 23 %, affirment des chercheurs américains. Et en le devançant de deux heures, le risque chute de 40 % ! En cause: la lumière du jour, qui engendre une cascade de réactions hormonales améliorant l’humeur. Les chercheurs sont parvenus à ces conclusions en consultant une biobanque internationale regroupant les profils génétiques et des informations médicales de centaines de milliers de volontaires. De nombreux gènes influencent en effet la propension d’une personne à être du type lève-tôt ou marmotte. Être un oiseau de nuit n’est pas une malédiction pour autant, souligne l’équipe de recherche. Car le bagage génétique n’est pas seul en cause. On peut aussi revoir certaines habitudes… comme renoncer à regarder un épisode supplémentaire de sa série préférée.

Source : Jama Psychiatry