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Santé

Halte aux prescriptions de trop!

Plus de la moitié des Canadiennes de 65 ans et plus ont pris au moins un médicament dangereux pour elles. Des scientifiques s’inquiètent.
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Halte aux prescriptions de trop! Photo: iStock.com/Milan Markovic

Au pays, 54 % des femmes de 65 ans et plus se sont vu prescrire au moins un médicament dangereux et potentiellement inapproprié, comparativement à 43,6 % des hommes. Les médicaments dont il est question ici font partie de la liste Beers, établie en 1991 et fréquemment mise à jour depuis, qui répertorie les substances susceptibles de présenter un risque pour les personnes âgées. Ce sont surtout des traitements contre l’insomnie, la dépression, l’anxiété ou le reflux gastrique. Parmi leurs effets indésirables possibles : des pertes d’équilibre, et donc un risque de chute, des troubles de la mémoire, de la fatigue – ce qui peut mener à des hospitalisations plus fréquentes.

«Il y a des médicaments qui sauvent des vies et sont tout à fait nécessaires. Le problème avec plusieurs de ceux qui sont identifiés comme inappropriés, c’est qu’ils servent à pallier des symptômes qui pourraient être traités autrement. Quand une femme âgée fait une dépression après la mort de son mari, elle a besoin de soutien social, pas d’une pilule», souligne la Dre Cara Tannenbaum, directrice scientifique de l’Institut de la santé des femmes et des hommes des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Ce recours aux médicaments plutôt qu’à des méthodes comme la psychothérapie est sans doute lié au fait que ces dernières ne sont pas remboursées, contrairement à la médication. Déplorant une «culture de la prescription», la Dre Tannenbaum encourage les patients à poser des questions à leur médecin au sujet de leurs médicaments et à vérifier à chaque renouvellement s’ils sont encore nécessaires. Elle rappelle que plus les personnes âgées prennent un grand nombre de médicaments – dont certains ne servent parfois qu’à corriger des effets indésirables d’autres traitements –, plus les risques pour leur santé sont élevés.

Source : Instituts de recherche en santé du Canada

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Après des études en chant classique au Conservatoire de musique de Québec, Andréanne Moreau a complété son baccalauréat en journalisme à l'Université du Québec à Montréal (UQÀM) et est devenue journaliste dans les hebdos locaux de TC Média, sur l'île de Montréal. C'est là qu'elle s'est fait remarquer pour ses portraits et ses reportages près du style du magazine et a été recrutée par Châtelaine. Pendant trois ans, elle y a couvert l'actualité féministe mondiale dans la section Planète Femmes, la santé et l'activité physique. Elle a également réalisé quelques longs reportages, notamment au sujet de la grossophobie médicale, de la libido et de l'anatomie féminine. Andréanne met maintenant sa plume au service de l'Orchestre Métropolitain et de son chef d'orchestre Yannick Nézet-Séguin, pour qui elle est conseillère en communications et relations publiques.

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