Santé

Se délester du poids en trop

Cela a l’air simple... mais pourquoi est-ce si difficile de maigrir?

Michael A. Keller?/?Corbis

Vous parlez beaucoup des dangers de la graisse abdominale… Il faudrait plutôt parler de graisse intra-abdominale. Le problème, ce n’est pas le gras qui se trouve sous la peau, mais bien celui qui, sous les muscles, entoure les organes, dans une membrane appelée omentum. (La       « petite bedaine » est souvent liée à la présence de graisse intra-abdominale. On parle d’obésité abdominale quand le tour de taille est de plus de 80 cm (31,5 po) pour la femme et 94 cm (37 po), pour l’homme.)

Quand il s’accumule trop de graisse autour des viscères, des composés chimiques inflammatoires sont transmis au foie. Et cette inflammation modifie la composition des lipides dans l’organisme. Donc, première répercussion, le cholestérol HDL, qui est sain, se change en sa forme nuisible, le cholestérol LDL.

Ce surplus de gras exerce aussi une pression sur les reins. Comprimés, ils sont moins bien irrigués par le sang. La tension artérielle augmente donc pour que les reins puissent recevoir suffisamment de sang. Enfin, la graisse abdominale entrave l’action de l’insuline, ce qui fait grimper le taux de glucose dans le sang (glycémie). Ces trois déséquilibres – hypercholestérolémie, hypertension et hyperglycémie – contribuent aux troubles cardiovasculaires et au cancer.

Comment la perdre? Deux façons : se muscler et manger moins. On développe sa masse musculaire pour brûler davantage de calories. Et on retranche environ 100 calories de son menu quotidien, soit à peu près l’équivalent d’une pomme.

Cela a l’air simple… mais pourquoi est-ce si difficile de maigrir? À cause des glucides simples, qui stimulent les régions du cerveau liées à la dépendance. Si vous accompagnez un repas d’une boisson gazeuse, vous risquez de manger beaucoup plus. Et vous ingérez en prime les 160 calories qu’elle contient !

On pense pourtant que la source du problème, c’est la consommation de gras… Mais non. Le vrai problème, c’est la surabondance de glucides simples, l’excès de sucre et la prédominance d’aliments transformés dans notre alimentation.