Alex et Gen

L’art de savourer la nourriture, selon Alexandra Diaz

Manger sans culpabilité, et s’offrir la gâterie qui nous fait envie en la savourant vraiment: voilà la philosophie d’Alexandra Diaz et Geneviève O’Gleman.

Macaron-Femme

Photo: Studio Firma / Stocksy

Il y a des rencontres qui nous transforment. Permettez-moi de vous parler de l’une d’elles – celle que j’ai faite avec mes papilles gustatives. Bien que je les possède depuis ma naissance, ce n’est que récemment que je les ai découvertes. J’ai appris à sa-vou-rer.

Cette rencontre, je la dois à ma collègue et amie Geneviève. Le choc a eu lieu lors du premier repas que nous avons partagé au resto. Pleine de bonnes intentions, j’ai commandé un potage et une entrée. Geneviève, elle, annonçait ses couleurs en choisissant des ribs avec des frites. Oui, toi chose ! Qui avait fait le choix le plus judicieux ? Entre ma sou-soupe et ses côtes levées bien juteuses, je n’avais pas besoin d’une carte du monde pour savoir où se trouvait le fun. Le plaisir est pourtant une valeur non négociable pour moi et c’est ce qui me lie le plus intensément à Geneviève. Pourquoi la santé à 100 % devrait-elle être aussi triste que quelques brins de luzerne ?

Depuis, une métamorphose s’opère en moi. Sachez que, lorsqu’on savoure, on peut céder à tout ce dont notre estomac a vraiment envie. Il n’y a pas d’interdits. On se contente de moins ou du juste assez, sans pour autant se restreindre. On ne finit pas la tablette de chocolat, on la délaisse volontairement après deux carrés. On croque dans une salade parce qu’on a faim de fraîcheur et de couleurs. Pas parce que c’est santé.

À mettre en pratique dès maintenant et non lundi prochain !

Pour leur recette de biscuits façon Petit Écolier, c’est ici!

3 trucs d’Alexandra Diaz et Geneviève O’Gleman pour manger sans culpabilité

  • D’abord, les papilles sont sur la langue et non sur les dents. Lorsqu’on dévore et qu’on avale tout rond,
    on ne goûte pas. Il nous en faut alors beaucoup plus (lire : une deuxième portion) avant d’être satisfaite. Mastiquer, goûter, avaler… Répéter.
  • Quand on a envie de biscuits, de chips ou de sucre à la crème, on ne s’en prive pas. On profite de chaque bouchée comme si c’était la dernière. On s’arrête. On ne fait rien d’autre. Une vraie pause, sans télé, sans volant, sans téléphone intelligent.
  • On s’offre la vraie affaire. La crème brûlée, pas le yogourt 0 % à saveur de crème brûlée. Pas question de substitut. L’envie ne disparaîtra pas toute seule. Il n’y a pas une pomme au monde qui va venir à bout d’une rage de chocolat.
Creme-brulee

Photo: Istock by Getty Images