Entrevues

Anne-Marie Losique, la vamp d'affaires

Il ne faut pas se fier à son allure de pin up de calendrier de garage. Car derrière le gloss et les gloussements vit une femme d’affaires aguerrie qui deviendra le 28 octobre prochain la première propriétaire féminine de chaînes de télé au pays.


 

On l’entend avant de la voir. Clac-clac-clac-clac. Ses bottes corsaires martèlent le plancher de béton d’un pas conquérant. Léger pull gris sûrement hors de prix, cuisses fuselées dorées et nues, microshort en jean déchiré : au bureau comme au resto, hiver comme été, Anne-Marie Losique montre ses jambes, se moquant de la bise comme des qu’en-dira-t-on. Je lui tends la main. Elle fait « pff ! », s’avance, me prend par les épaules et m’embrasse sur les deux joues. On l’a vue moins chaste. Entre autres sur le plateau de Tout le monde en parle, distribuant des baisers sur la bouche de Guy A. et celle de ses invités mâles. Et dans l’émission Pole position, une compétition amicale de stripteaseuses locales, multipliant les french kisses avec les concurrentes, léchant au passage un mamelon.

La femme bottée a la réputation de calculer ses faits et gestes pour faire parler d’elle, rarement en bien. Que cela soit vrai ou pas (elle prétend que non…), les résultats sont là : depuis déjà 15 ans, Anne-Marie Losique nourrit les conversations autour de la machine à café et affole les médias. Elle énerve, amuse, dérange, intrigue, choque, inspire, décoiffe. Bref, tout le Québec a une opinion sur ce personnage… qui n’en est pas un, paraît-il. « Je ne joue pas un rôle, je suis moi », assure-t-elle, plus convaincue que convaincante. Aujourd’hui, c’est avec la femme d’affaires que j’ai rendez-vous. Mais la pin up de calendrier n’est jamais bien loin…

Le lieu de la rencontre est donc tout choisi : Image Diffusion International (IDI), sa maison de production, sise dans un édifice bicentenaire du Vieux-Montréal et qu’elle me fait visiter en balançant les hanches. IDI, ce sont des émissions par dizaines, dont certaines vendues dans plusieurs pays. Glam city et Bleu/Rose/Vert/Gris, des séries sur les destinations voyages (bleu pour les plages, rose pour les endroits gais…). UFC – Les guerriers, retransmission de matchs de combat libre de l’ex-TQS. BO2, un magazine culturel animé par deux adolescentes à MusiquePlus. Sans oublier l’orgie d’émissions olé olé auxquelles on l’associe plus naturellement (Sex-shop, Strip club, Hot-parade, Pole position, Miss Québec nue…).

Mais IDI ratisse large. Çà et là dans cette liste affriolante se faufilent des concepts étrangers « sérieux » adaptés pour le Québec, dont la comédie de situation britannique The Office (La job, diffusée à Radio-Canada en 2006) et le talk-show 93, faubourg Saint-Honoré, créé par Thierry Ardisson (devenu Le 3950, animé ici par Luck Mervil et présenté à TV5).

Les 15 employés et la grappe de pigistes sous la houlette d’Anne-Marie Losique ne chôment pas. Et leur nombre est appelé à doubler, voire à tripler. Car IDI grandit. En gestation dans les cartons de la boîte : deux chaînes payantes pour adultes déjà baptisées du prénom de Vanessa, l’une en français, l’autre en anglais, diffusées par câble et satellite, d’abord le 28 octobre prochain au Québec et dans le reste du pays dans un an. Puis – pourquoi pas ? – ailleurs dans le monde.


 

De la porno ? Pas vraiment
Vanessa ? On dirait le prénom d’une danseuse… « Ben oui, je sais », fait Anne-Marie, moue coquine aux lèvres. Des lèvres qui font jaser (refaites ? gonflées ?). Et qui – madame a de l’humour – sont devenues le logo de sa chaîne. Nous sommes dans une salle de réunion dénudée d’IDI. La patronne, à qui une assistante vient d’apporter une bouteille d’eau, se tortille sur sa chaise, croise et décroise ses jambes interminables, prend des poses et tire à l’occasion sur son short, trop micro pour cacher longtemps un slip noir. « Je suis en train de te “flasher”, là… », fait-elle, faussement gênée.

Le nom de Vanessa, c’est son idée. « Je veux la personna­liser. J’ai aussi pensé à Natasha, mais je trouve que ça fait moins international, et comme on vise l’exportation… » Il y aurait d’ailleurs eu des auditions pour trouver une Québécoise capable d’« incarner » Vanessa.

Mais comment devient-on propriétaire d’une chaîne télé ? « Pff ! Avoir une licence, ce n’est pas un problème. Astral en possède 26 millions qui ne sont jamais mises en ondes parce qu’il faut avoir des ententes de câblodistribution et de satellite, et ça, c’est moins évident. Moi, je les ai, ces ententes avec les diffuseurs. Vidéotron, Bell, en HD, on a tout. » On sent de la fierté dans sa voix.

« Au début, les diffuseurs ne comprenaient pas ce qu’on voulait faire, car ce genre de service n’existe pas encore. On leur a expliqué : ce ne sera pas une chaîne de films pornos mais de divertissement pour adultes. On y trouvera une émission de cuisine, de la météo, des téléréalités, un talk-show que je vais animer, une soirée consacrée au sport, des films aussi, bien sûr. » Le gros de la programmation sera fait à Montréal. Le reste viendra du monde entier, entre autres de la chaîne Playboy TV, avec laquelle IDI a signé une entente. Tout ça pour 15 $ par mois, taxes en sus, pour les abonnés.

L’univers dans lequel évolue Anne-Marie Losique reste encore une planète peuplée de mâles cravatés où son allure de Barbarella ne passe pas inaperçue. Je tente de l’imaginer à Ottawa en audience au CRTC, en minijupe devant les fonctionnaires. Je le lui dis. Elle ne semble pas apprécier. « Je n’ai pas eu à y aller. Il y a des lobbyistes et des avocats pour ça. Mais je l’aurais fait sans problème, et habillée comme d’habitude. Bon, sans doute pas comme aujourd’hui… Quand j’assiste à des réunions, je suis sérieuse, je sais de quoi je parle. Est-ce qu’on livre à temps ? Est-ce qu’on fait le produit qu’on a promis ? Finalement, c’est ça qui compte. Le reste, ce que tu portes, ça n’a pas d’importance. Quand tu crois en toi, tu es crédible. Et je le suis aux yeux des gens d’affaires. »

« Sa confiance en elle est solide, c’est l’une de ses grandes qualités », dit Josée B., qui occupe un poste décisionnel dans un conglomérat médiatique et est une cliente de la productrice. (À cause de la nature particulière de plusieurs émissions d’IDI, Josée préfère garder l’anonymat.) « Elle est la seule femme avec qui je fais affaire parmi les producteurs. Son look ne me dérange pas – il est à l’opposé du mien –, mais il m’impressionne. Elle est très girly, elle aime attirer l’attention. Dans notre monde, on n’est pas habitué à voir ça… » Josée B. doit à l’occasion défendre Anne-Marie auprès de ses collègues. « Je leur rappelle combien elle est brillante et cultivée. Je la connais depuis six ans. C’est une fille très courageuse, qui a des idées et qui n’a pas peur de se tromper. Elle est le genre de personne que les gens adorent détester. »

« C’est facile d’être controversé au Québec, dit Blaise Renaud, directeur commercial de l’empire familial Renaud-Bray et ami d’Anne-Marie. Elle ne plie pas, ne rentre pas dans le moule. Elle se bat pour ce en quoi elle croit. » Tous deux ont de bonnes discussions sur les livres, ajoute-t-il. « On n’aime pas les mêmes auteurs. » Apparemment, elle a dévoré le dernier Sagan, Toxique, dans lequel la célèbre écrivaine raconte sa cure de désintoxication.

Tête de Turc des humoristes (si vous avez oublié Bruno Blanchet l’imitant à l’époque de La fin du monde est à 7 heures, visitez YouTube), la patronne d’IDI a toutefois un fan chez es bouffons. L’an dernier, Mathieu Gratton, ex du duo Crampe en masse a demandé à Anne-Marie de lui servir de muse pour son spectacle À la recherche de la femme imparfaite. « Je l’admirais avant de la connaître pour son je-m’en-foutisme. J’ai découvert une personne mythique, mystérieuse. Je suis content de dire aux autres qu’elle est brillante, intelligente, hyper cultivée. Et elle est très rieuse, ce qui est génial pour un humoriste. Elle m’a marqué pour la vie. »

Voilà qui change de ce qu’on peut lire sur son compte dans Internet (et entendre dans les chaumières…). La principale intéressée le sait et laisse courir les insultes, blindée, jure-
t-elle, contre leurs morsures. « Je fais ce que je veux, quand je veux. Ça agace sûrement ceux et celles qui voudraient être comme ça et qui ne le sont pas. Je ne plais pas aux frustrés de la vie, c’est sûr. » À l’évidence, le sujet l’allume. « Les gens ont des a priori qui m’ont beaucoup servi. Si on croit que t’es conne, tu n’as qu’à aligner trois mots de suite pour ébahir tout le monde. Finalement, ce qu’on pense de moi, je m’en fous. Imaginez donc tout ce que vous voulez ! » Vraiment ? « Vraiment. »

« Il faut croire Anne-Marie quand elle dit que ce que les gens pensent d’elle ne l’atteint pas, dit son amie Annie, une jolie blonde frisée qui occupe un poste haut placé chez un compétiteur de ce magazine et qui, comme Josée B., ne veut pas être identifiée. Moi, par contre, ça me chagrine et ça m’énerve. Qu’est-ce que tu veux, elle aime ça, s’habiller comme une pitoune. Pas pour provoquer. Pour s’amuser. »

Brouiller les cartes lui plaît aussi beaucoup. En 2008, elle a conçu une série d’émissions autour de sa petite personne et de son quotidien, tel que mythifié par la rumeur urbaine. On l’y voit diva superficielle, coupe de champagne à la main, odieuse avec ses sous-fifres, toujours à préparer un party ou une partouze. Le tout entrecoupé de saynètes de porno légère. Le titre de cette auto-bio-télé-réalité-fiction ? Bimbo. Un succès bœuf, surtout en France, précise celle qui en est la star. Et la publication d’un livre de photos érotiques dans la lignée du sulfureux Sex de Madonna, lancé en même temps que Vanessa, ne fera rien pour lever le voile sur la vraie Anne-Marie. Dans Confessions sauvages, elle (ou son double) explore son lesbianisme en bonne compagnie dans divers endroits typiques de la belle province, du camp de chasse au casse-croûte du coin. Tout heureuse, elle me montre une photo sur son iPhone. Aïe aïe aïe ! Jamais aucune autre personnalité québécoise n’aura été aussi loin dans l’exhibitionnisme.

Ce qui ne l’empêche pas de faire sa profession de foi féministe. À preuve : Wonder Woman, son documentaire sur la vie de cinq femmes aux antipodes, diffusé il y a deux ans sur TV5. On y suit une lutteuse qui se bat contre des hommes dans le ring, la première députée noire au Canada (Marlene Jennings), une psychanalyste française, Corinne Maier, au­teure de plusieurs ouvrages dont No kid: Quarante raisons de ne pas avoir d’enfant… et une certaine Yasmine, issue d’une famille marocaine musulmane ultraconservatrice et, surprise (plus ou moins), actrice porno !

« Oui, je suis féministe et je ne dis pas ça en riant. Je suis consciente des combats menés. Je sais que je suis rendue ici aujourd’hui parce que, avant moi, des femmes ont osé être différentes et se sont mises ensemble pour faire avancer les choses. Mais si elles l’ont fait, c’est pour arriver à ce que chacune d’entre nous ait le droit d’avoir son individualité. Si on doit toutes être pareilles, qu’est-ce que tout cela aura donné ? On n’aura rien gagné. »

« Et le fait que tu produises des émissions où d’autres femmes se dénudent… »

« Mais il y en a qui aiment se dénuder ! Arrêtez de penser le contraire, ça me fatigue tout ça… Je ne force personne. Il n’y a pas d’exploitation chez moi. Les filles ont plus de 18 ans, sont payées, ont un contrat et de bonnes conditions de travail. Oui, ce genre d’abus existe dans le milieu des danseuses, mais ça, il y en a dans les immeubles de bureaux du centre-ville, ailleurs, partout. C’est la nature humaine… »


 

La burqa d’une bimbo
Elle a commencé son ascension en 1995 à MusiquePlus, avec Box office. Pendant 10 ans, Anne-Marie a traqué la vedette aux quatre coins de la planète, de Los Angeles à Paris, de Brad Pitt à Marcello Mastroianni (elle a d’ailleurs l’insigne honneur d’être la dernière à avoir interviewé ce monstre sacré). Le septième art coule dans ses veines : Serge Losique, son père, était professeur de cinéma à l’Université Concordia quand il a fondé le Festival des films du monde, en 1977. À l’âge où les fillettes se pâment devant La mélodie du bonheur, Anne-Marie s’initiait à Godard et à Fellini. Mais c’est au hasard qu’elle doit son entrée à la télé et non à l’aura paternelle. « MusiquePlus voulait une émission sur les films, et je m’y connaissais. Si ç’avait été sur les voitures, peut-être que je n’aurais pas eu ce contrat-là… »

Déjà, sa garde-robe était chiche en tissu. « Si tu portes une minijupe, tu n’auras aucune crédibilité », lui aurait dit Pierre Marchand, à l’époque patron de MusiquePlus. « Pff ! » lui a-t-elle répondu. « C’est quand même incroyable. Tout de suite, on te dit de changer, de ne plus être toi-même. C’est pas vrai ! »

Pour avoir les coudées franches et montrer ses jambes de Hollywood à Cannes, elle est devenue productrice dès le départ. « J’aime le pouvoir parce que j’aime décider. Et j’aime l’argent pour la liberté qu’il apporte. Professionnellement, quand tu en as, tu peux te permettre de dire non à des trucs que t’as pas envie de faire. Et personnellement, c’est la même chose ; ça me plaît beaucoup d’être indépendante. Vanessa, pour ça, c’est génial. Le jour où ça va entrer en ondes, je vais être riche. » C’est-à-dire ? Assez riche pour ne plus avoir à travailler, dit-elle. Mais elle s’amuse trop pour arrêter. « Je ne veux pas faire l’hypocrite et refuser de parler d’argent comme tout le monde au Québec. Je me consacre à mon entreprise sept jours sur sept. Je suis partie de zéro et je n’ai pas honte de dire que je fais de l’argent. »

Une femme bientôt riche qui se gâte déjà en sautant dans le premier avion dès que son agenda a une case vide, direction Paris, Tokyo, Milan, Dubai ou New York, où elle a ses habitudes et des amis, s’éclate, dévalise les boutiques. Une femme libre… associée 50-50 avec un homme fantôme, Marc Trudeau. C’est avec lui qu’elle a fondé IDI en 1995. Quand son nom est mentionné dans le très volumineux dossier de presse sur Anne-Marie Losique, on le décrit comme son amoureux, son complice, son partenaire d’affaires et, encore tout récemment, son mari. L’homme ne parle jamais aux médias. Sur mon insistance, un rendez-vous téléphonique a été pris, puis annulé, l’intéressé ne se sentant pas à l’aise. Dommage. Je l’ai croisé il y a une dizaine d’années. Un gars avec une bonne tête, sympathique, très chevalier servant de sa dulcinée. Jadis, ils formaient un couple. Je comprends vite que le bilan de santé de leur relation actuelle ne me regarde pas.

Car pour une personnalité publique aussi impudique (pour « entrer » dans son site Web perso, il faut cliquer sur sa bouche invitante et entrouverte…), Anne-Marie a une vie privée habillée jusqu’au cou. Exit la minijupe, bonjour burqa. « La première chose que je lui ai demandée, c’est son âge », dit Mathieu Gratton, qui en a encore à apprendre sur les femmes, imparfaites ou non. « Elle m’a envoyé promener. » « Je suis à contre-courant, surtout avec les médias, où tout le monde dit tout. J’ai toujours été comme ça. J’ai ma façon de me dévoiler », dit-elle, déjà sur ses gardes.

Et cette façon, c’est d’exposer plus volontiers ses fesses que ses états d’âme. « C’est une fille très sensible, un aspect que les gens ne connaissent pas et qu’elle ne veut pas montrer », dit Josée B. Son microcercle d’intimes ne sait pas tout d’elle, précise Anne-Marie, qui ajoute qu’elle ne prendra jamais ses amis pour des thérapeutes d’occasion. « Je suis bonne pour écouter, mais je n’ai aucune envie de me confier à qui que ce soit. » Même pas à ta famille ?

Oups ! Un malaise s’invite dans la pièce. « Je ne parle jamais de ma famille. » C’est, hélas, inévitable. Son père, d’origine yougoslave, est un homme connu, contesté, coloré, craint, colérique. Pour décrire Serge Losique, le New York Times a employé les mots « tyran » et « dictateur ». Pourtant, ses détracteurs l’admettent malgré eux : le fondateur du Festival des films du monde est solide comme le roc. Depuis toujours, papa Losique, main de fer dans une mitaine en téflon, fait ce qu’il veut, se moquant des critiques assassines et faisant fi des pressions gouvernementales. Une détermination et un tempérament qui suscitent l’admiration… et qui ne sont pas sans rappeler certains traits de son unique fille.

« J’ai reçu de mes parents une éducation très solide et beaucoup d’amour, dit-elle avec une hâte évidente de passer à une autre question. Et ça m’a donné une grande force de caractère. Je n’ai jamais parlé de ma carrière avec eux. Et, je l’ai déjà dit, je ne suis pas particulièrement proche de mon père. Point à la ligne. »

Pas tout de suite. Ce qu’on sait, c’est qu’elle a grandi avec deux frères dans un milieu aisé intellectuel et qu’elle a fui le cocon familial à 17 ans pour faire son nid à Paris et étudier l’art dramatique. « Est-ce que j’aurais pu réussir en tant que comédienne, sous les ordres de quelqu’un, à solliciter des auditions ? J’en doute… » Elle dit avoir tracé son chemin toute seule. « Je n’ai jamais demandé d’aide ou d’argent à mes parents. Avant de commencer à travailler à MusiquePlus, je n’avais pas un sou. L’hiver, je portais des bottes en plastique. Et je m’en souviendrai toujours, parce que c’est très dur de marcher avec ça dans la neige. Ça glisse. »

Sa mère, québécoise, est décédée l’été dernier. Nul ne l’a su, et je l’ai appris par hasard. Je n’ai pas osé lui offrir mes condoléances, mais lui ai fait comprendre, d’une façon détournée, et avec des gants blancs jusqu’aux oreilles, que j’étais au courant. Ses yeux se sont mouillés. Ce fut très bref. La conversation a vite bifurqué sur Dubai, New York et Vanessa. Son ballet de jambes bronzées sur fond de slip noir a recommencé, signe indéniable que la vie continue. Et qu’Anne-Marie Losique n’a pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs.