Je suis Femen au cinéma

Un nouveau documentaire sur les manifestantes d’origine ukrainienne.

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Affiche du documentaire du réalisateur suisse, Alain Margot.

Affiche du documentaire du réalisateur suisse, Alain Margot.

L’Ukraine et les drames qui la déchirent font les manchettes depuis plusieurs mois. Il y a quelques années, l’œil des médias s’y est posé pour une toute autre raison : les poitrines dénudées des Femen ont fait le tour du monde. Aujourd’hui exilé de leur pays natal, ce groupe de jeunes femmes et leurs manifestations controversées font encore beaucoup jaser.

Certains voient dans leurs actions un message paradoxal sur la marchandisation du corps féminin. D’autres les applaudissent plutôt pour leur courage face aux répressions. Une chose est sûre, ces Ukrainiennes aux poings levés ne laissent personne indifférent. Surtout pas le réalisateur suisse Alain Margot qui en a fait son sujet de documentaire.

Je suis Femen c’est trois ans et demi à suivre ces jeunes femmes dans leurs activités contestatrices, mais aussi dans la vie de tous les jours. Ce nouveau documentaire, qui n’est certes pas le premier sur le sujet, à la particularité de dresser le portrait de la multicolore, mais discrète Oxana Shachko. Elle est une des co-fondatrices du mouvement qui a fait des petits un peu partout dans le monde, dont le Québec. Alain Margot y présente la jeune femme comme l’artiste du groupe et la responsable de l’image qu’il projette. L’idée de se pointer en public les seins aux vents pour attirer l’attention : c’est Oxana Shachko. Mission accomplie.

Le réalisateur du documentaire admet d’ailleurs avoir été attendri par la jeune révolutionnaire lors du tournage et s’être lié d’amitié avec elle. Il croit aux valeurs que le groupe de jeunes ukrainiennes revendique, comme la justice, la démocratie et la liberté d’expression. Le cinéaste dit admirer leur courage et son long métrage pose un regard plein de respect pour ces féministes aux méthodes particulières.

En attendant la prochaine apparition des Femen sur la place publique en Europe, alors qu’elles se font plutôt discrètes devant les conflits qui accablent leur pays d’origine, le documentaire de 1 h 35 est présenté au Québec dès le 1er août. Pour les Femen de chez nous, elles se montrent le bout du nez lors de manifestations ou d’évènements comme le Grand prix de Montréal en juin dernier. Elles sont aussi très actives sur les médias sociaux. Si ces revendicatrices aux seins nus vous intéressent ou vous intriguent, que vous approuviez ou non, une visite au cinéma est tout indiquée.

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